Doté de nombreuses ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais, ressources forestières) et agro-pastorales (café, coton, caoutchouc, cacao, bananes, maïs, manioc, élevage bovin), le Cameroun a une économie assez diversifiée dont une partie des ressources est transformée localement, avec toutefois un secteur pétrolier dominant dans le PIB. C’est l’une des économies les plus dynamiques de la zone Cemac. Malgré ce dynamisme, une grande partie de la population connaît des difficultés et la pauvreté est loin d’avoir disparu, notamment en milieu rural.
Le pays est confronté à des problèmes de gouvernance et doit relever plusieurs défis. Si le Cameroun a maintenu une croissance modérée, la gestion des finances publiques manque d’efficacité et la mobilisation des recettes, notamment fiscales, est faible. L’épargne nationale et d’investissement domestique est insuffisante. D’où la nécessité de réformes structurelles rigoureuses, dont la mise en œuvre est soutenue par des programmes avec le Fonds monétaire international.
En matière d’infrastructures, les efforts sont à poursuivre, notamment pour renforcer l’accès à l’électricité et à l’eau, consolider les secteurs des transports et du numérique. L’accent doit également être mis sur les secteurs non pétroliers pour compenser, à terme, la baisse de la production pétrolière, dont le poids dans l’économie est encore important. Enfin une attention particulière doit être portée au capital humain, à valoriser avec des actions ciblées en matière d’éducation et de formation, et au capital naturel, confronté à la déforestation, à la dégradation des terres, à la surpêche et aux effets du changement climatique.
- Nom officiel : République du Cameroun (Republic of Cameroon)
- Superficie : 475 440 km2
- Capitale : Yaoundé
- Population (2022) : 29,9 millions d’habitants
MACRO-ÉCONOMIE ET FINANCES
Sources : FMI, BAD, BM, Ministère Économie, MINEPAT et INES Cameroun
Principales ressources et productions
- Hydrocarbures : Pétrole : 21,3 millions de barils en 2024 ; 19,81 millions prévus en 2025 ; Gaz naturel : 4,82 millions de tonnes en 2024 ; Gaz naturel liquéfié (GNL) : 2,5 millions de tonnes en 2023
- Mines : bauxite, diamants, cobalt, fer et autres minerais précieux.
- Bois ; 5,2 millions de m3 en 2024
- Agriculture : produits vivriers consommées localement: banane fruit, banane plantain, maïs, manioc. etc. ; produits destinés à l’exportation : cacao (fèves, pâte et beurre), banane, café, caoutchouc brut et coton brut, poivre, palmier à huile, canne à sucre, savon de ménage.
Indicateurs économiques et financiers
- Devise : Franc CFA BEAC (XAF)
- PIB réel (variation annuelle en %): 3,5% (est. 2024) ; 3,7 % (proj. 2025) ; 3,8 % (proj. 2026) ; 3,9 % (proj. 2027) ; 4,1 % (proj. 2028)
- PIB nominal (en milliards de dollars) : 52, 859 (est. 2024) ; 57,103 (proj. 2025) ;61,638 (proj. 2026) ; 66,287 (proj. 2027) ; 71,662 (proj. 2028)
- PIB nominal (en milliards de FCFA) : 32 099 milliards de FCFA (est.2024) ; 35 435 milliards de FCFA (proj. 2025) ; 38 176 milliards de FCFA (proj. 2026) ; 41 257 milliards de FCFA (proj. 2027) ; 44 408 milliards de FCFA (proj. 2028)
- PIB Pétrolier : 1130 milliards de FCFA (est. 2024) ; 919 milliards de FCFA (proj. 2025) ; 776 milliards de FCFA (proj. 2026) ; 779 milliards de FCFA (proj. 2027) ; 801 milliards de FCFA (proj. 2028)
- PIB par habitant/par an : 1 467 dollars (2024)
- Encours de la dette publique (en % du PIB) : 46,8 % (est. 2024) ; 47,9 % (proj. 2025) ; 48,26 % (proj. 2026) ; 48,4 % (proj. 2027) ; 48,3 % (proj. 2028) – dont dette extérieure (en % du PIB) : 29,2 % (est. 2024) ; 31,0 % (proj. 2025) ; 30,2 % (proj. 2026) ; 29,4 % (proj. 2027) ; 28,5 % (proj. 2028) .
Investissement
- Investissement intérieur brut (en % du PIB) : 20,6% (est 2024) ; 21,1% (proj. 2025) ; 22,3 % (proj. 2026) : 23,0 % (proj. 2027) ; 23,4 % (proj. 2028)
- Dont Investissement public (en % du PIB) : 5,4 (est. 2024) ; 6,0 (proj. 2025) ; 6,9 (proj. 2026) : 7,4 (proj. 2027) ; 7,7 % (proj. 2028)
Balance des paiements (en % du PIB)
- Exportation de biens et services : 17% (est. 2024) ; 16,2% (proj. 2025) ; 16,5 % (proj. 2026) ; 16,6 % (proj. 2027) ; 17,1 % (proj. 2028)
- Importation de biens et services : 20,2 % (est. 2024) ; 20,0 % (proj. 2025) ; 20,0 % (proj. 2026) ; 20,2 % (proj. 2027) ; 20,3 % (proj. 2028)
Commerce extérieur
- Balance commerciale (variation annuelle en %) : – 3,2% (est. 2024) ; -3,8% (proj. 2025) ; –3,5 % (proj. 2026) ; –3,6 % (proj. 2027) ; -3,2 % (proj. 2028)
- Exportations de pétrole (en % du PIB) : 4,6 % (est. 2024) ; 4,3 % (proj. 2025) ; 3,1% (proj. 2026) ; 3,1 % (proj. 2027) ; 3,1 % (proj. 2028)
- Exportations hors pétrole (en % du PIB) : 8,5 % (est. 2024) ; 8,7 % (proj. 2025) ; 8,2 % (proj. 2026) ; 8,3 % (proj. 2027) ; 8,2 % (proj. 2028)
- Importations (en % du PIB) : 15,3% (est. 2024) ; 14,6% (proj. 2025) ; 13,4% (proj. 2026) ; 13,2 % (proj. 2027) ; 13,1% (proj. 2028)
Principaux pays clients (en % des exportations en valeur en 2024) :
- Union européenne (41,2%) dont Pays-Bas (46,5% du total de la zone), Italie (15,4%), la France (13,9%), Belgique (12,2%), Allemagne (5,6%) et Espagne (4,4%)
- Asie orientale (38,2%) dont Chine (43 % du total de la zone), Inde (26,4%) et Bangladesh (13,2%).
- Afrique (7,2%), dont Tchad (59,2% du total de la zone), République Centrafricaine (12,8%) et Gabon (11%).
- Autres : Grande Bretagne, Turquie, Amérique du nord
Principaux pays fournisseurs (en % des importations en 2024) :
- Asie orientale (39,1% de la valeur totale): dont Chine (56,7% du total de la zone), Inde (18,1%) et Thaïlande (6,8%).
- Union Européenne (26,4%), dont Belgique (22,9% du total de la zone), France (22,4%), Allemagne (12,1%), Italie (7,7%), Espagne (7,2%) et Pays-Bas (6%).
- Autres : pays d’Europe (7,1%), Afrique occidentale (6,8%), Amérique centrale (5,9%) et Amérique du Nord (4,9%).

Lire aussi : Le Cameroun en 2025. Institutions. Gouvernance. Indicateurs sociaux. https://www.makanisi.org/le-cameroun-en-2025-institutions-gouvernance-indicateurs-sociaux/
Solde des transactions courantes
- Dons officiels non compris (en % du PIB) : -3,6 % (est. 2024) ; -3,0% (proj. 2025) : -3,7% (proj. 2026) ; – 3,5% (proj. 2027)
- Dons officiels compris (en % du PIB) : -2,3 (proj. 2024) ; -2,5 (proj. 2025) ; – 3,2 (proj. 2026) ; -2,9 (proj. 2027) Source : FMI
Relations avec le Fonds monétaire international (FMI)
3 accords en cours avec le FMI :
> Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) :
- Approbation, le 29 janvier 2024, par le conseil d’administration du FMI d’un accord, de 18 mois en faveur du Cameroun, au titre de la FRD, pour un montant total de 138 millions de DTS (environ 183,4 millions de dollars, soit 50 % de la quote-part). Source : FMI
> Facilité élargie de crédit (FEC) et Mécanisme élargi de crédit (MEDC) :
– Approbation, le 23 décembre 2023, par le FMI, d’une prolongation de 12 mois des accords triennaux au titre de la FEC et du MEDC, d’un montant de 110,4 millions de DTS (145,4 millions de dollars, soit 40 % de la quote-part), pour permettre aux autorités d’avoir plus de temps pour mettre en œuvre les politiques et réformes du pays. Source FMI
– Approbation, le 29 juillet 2021, par le FMI des accords triennaux au titre de la (FEC) et du MEDC, d’un montant de 483 millions de DTS (environ 689,5 millions de dollars, soit 175 % de la quote-part du pays), pour accompagner le programme de réformes économiques et financières du pays. Source : FMI
CLIMAT DES AFFAIRES
Doing Business
• 2020 : 46,1 (note sur facilité de faire des affaires) ; 167ème rang sur 190 pays ; 39ème rang en Afrique (sur 54)
Le rapport Doing Business 2020 analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires à travers le monde. Dix de ces indicateurs sont pris en compte pour attribuer à chaque économie une note sur la facilité de faire des affaires. Source : Banque mondiale
Indice de liberté économique
- 2024 : 53,6 (score) ; 121ème rang sur 184 ; 21ème rang sur 47 pays d’Afrique
- 2025 : 52,1 (score) ; 134ème rang sur 184 ; 28ème rang sur 47 pays d’Afrique
Publié par le think tank américain « The Heritage Foundation », l’indice de liberté économique, édition 2021, couvre 184 pays. La liberté économique y est définie comme l’absence de toute capacité de coercition ou de contrainte de la part du gouvernement sur la production, la distribution ou la consommation de marchandises et de services au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger et maintenir la liberté des citoyens. Elle est mesurée à travers une multitude d’indicateurs répartis en quatre catégories, divisées en douze sous-catégories : État de droit ; Taille du gouvernement ; Efficacité réglementaire ; Ouverture des marchés. Cinq catégories de pays. Source : The Heritage Foundation
Attractivité en matière de commerce (Country Brand Ranking Trade)
- 2024/25 : BBB (note attractivité) ; 117ème rang mondial sur 176 : 23ème rang sur 52 en Afrique
Mis au point par le cabinet espagnol Bloom Consulting, le Country Brand Ranking Trade se base sur 4 indicateurs fondamentaux: les performances économiques sur la base des données historiques de 2015 à 2020, à partir des stratégies de promotion des investissements, l’attractivité numérique du pays par le volume de recherches en ligne pour les facteurs socio-économiques et les activités liées à l’investissement, la stratégie de marque du pays et les performances online qui évaluent la présence en ligne du pays via l’analyse du site web de son agence en charge des investissements et des médias sociaux qui permettent d’avoir une idée claire de la visibilité et de la pénétration de la marque nationale. Les pays sont rangés selon la puissance de leur attractivité de AAA (très puissant) à D (pauvre), selon une échelle comprenant 10 classes. Source : Bloom Consulting
Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CCPI)
- 2024 : Port autonome de Douala : 381ème rang mondial sur 405 ports ; 37ème rang sur 46 ports en Afrique
Publié par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, le rapport « Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI) 2022 », compare les performances de 348 ports à conteneurs dans le monde selon leur efficacité, en mesurant le temps écoulé entre l’arrivée en rade d’un navire et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaisons effectuée. Source : Banque mondiale
Indice d’industrialisation en Afrique (IIA)
- 2022 : 0,5300 (score global) ; 24ème rang sur 52 pays d’Afrique ; 4ème rang dans la CEMAC.
Établi par la Banque africaine de développement (BAD), l’IIA est fondé sur un ensemble complet de données disponibles, pertinentes et comparables. Il propose un classement global des pays africains, établi à partir de trois sous-indices : la performance, les déterminants directs et les déterminants indirects. Il donne la toute première vue d’ensemble des progrès industriels réalisés sur le continent, en couvrant 52 des 54 pays africains sur la période 2010–2019. Source : BAD
Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)
Le Cameroun a adhéré à l’ITIE en mars 2005 et a été déclaré pays conforme le 17 octobre 2013. Il a été suspendu le 29 février 2024 par le Conseil d’administration de l’ITIE. Le pays, qui reste membre de l’organisation, dispose de trois ans pour tenter d’obtenir à nouveau la conformité de ses mesures de transparence et de lutte contre la corruption dans les secteurs minier et pétrolier. Il pourra bénéficier de l’assistance de l’ITIE. Le prochain examen par l’ITIE est prévu en avril 2027.
Processus de Kimberley
Le Cameroun a rejoint le Processus de Kimberly le 14 août 2012.
ENVIRONNEMENT
- Superficie forestière : 42,9 % du territoire
- Superficie des terres agricoles : 20,6 % du territoire
Aires protégées :
31 aires protégées terrestres nationales, représentant 40 519 km2 (8,5% du territoire) et 12 aires protégées terrestres internationales, représentant 34 154 km2 (7,2% du territoire).
Principaux parcs nationaux : Bouba-Ndjida ; Waza ; Lobéké ; complexe Boumba-Beck et Nki ; Korup ; Campo Ma’an ; Dja ; Bénoué ; Faro ; Kalamaloué ; Méfou : Ile aux singes de Pongo ; Douala Édéa ; Limbe Wildlife Center
Taux annuel de déforestation/dégradation/régénération dans les concessions forestières en zone de forêt dense entre 2010 et 2020 en % : 0,04 / 0,16 / 0,01. Source : Comifac
Indice mondial de résilience climatique. (Investment Migration Climate Resilience Index)
- 2022 : 26,8 (note) ; 111ème rang sur 180 pays ; 21ème rang sur 53 pays d’Afrique
Mis au point par Henley & Partners avec Deep Knowledge Analytics, l’Investment Migration Climate Resilience Index est calculé sur la base d’environ 900 indicateurs, dont des données mesurant le PIB, les facteurs clés de la vulnérabilité climatique ainsi que la capacité des pays à attirer des financements climatiques et à engager des projets d’adaptation. Ce nouvel outil analytique permet d’évaluer la résilience face aux changements climatiques d’un pays et d’explorer les options d’un programme de migration d’investissement pouvant déboucher sur les droits de résidence ou l’acquisition de la citoyenneté dans des endroits plus résilients face aux changements climatiques en échange d’un investissement significatif dans l’économie du pays d’accueil. Les 180 pays étudiés sont répartis en trois catégories de résilience : résilience élevée (scores de 60 ou plus sur une échelle de 100 points), résilience moyenne (scores de 45 à 59,9) et résilience faible (scores de 44,9 ou moins). Source : Henley & Partners
Indice de performance environnementale (IPE) Environmental Performance Index (EPI)
- 2024 : 38,6 (score) : 136ème rang mondial (sur 180) : 38ème rang sur 51 pays africains
L’Indice de performance environnement (IPE) a été conçu par des chercheurs des universités de Yale et Columbia (États-Unis), en réponse à une demande du Forum Économique Mondial. Il vise à comparer les performances environnementales des pays et ainsi à contribuer à l’amélioration de leurs politiques de protection des écosystèmes et de la santé humaine. L’IPE classe 180 pays (dont 51 africains) sur la base de 32 indicateurs de performance, regroupés en 11 catégories, qui se rapportent essentiellement à la vitalité des écosystèmes, la qualité de l’air, la santé, la biodiversité, la qualité de l’environnement, les ressources en eau… Source : Université de Yale
Empreinte carbone (émission de CO2 2020) : 0,4 tonne par habitant (moyenne monde : 4,3 t/hab). Source : Banque mondiale
INNOVATION
Indice mondial de l’innovation
- 2023 : 15,9 (score) : 123ème rang mondial sur 132 ; 19ème rang sur 32 en Afrique
Publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), en collaboration avec l’université Cornell (États-Unis) et l’Institut européen d’Administration des affaires (INSEAD), l’indice mondial de l’innovation mesure le degré d’innovation d’un pays en se basant sur 80 indicateurs qui couvrent notamment l’environnement politique, l’éducation, les infrastructures, le perfectionnement des entreprises, les dépenses de recherche & développement, le capital humain et les produits de la créativité. Source : OMPI
INFORMATIQUE / IA / TIC / CYBERSÉCURITÉ
Préparation du gouvernement à l’adoption de l’Intelligence artificielle (Government Artificial Intelligence Readiness)
- 2023 : 30.27 (score dont 30.91 / 22.07 / 37.84) ; 153ème rang mondial sur 181
- 2024 : 33.46 (score dont 30.10 / 28.64/ 41.63) ; 147ème rang mondial sur 181 : 20ème rang en Afrique subsaharienne sur 48 pays
Lancé en 2017 par Oxford Insights, un cabinet de conseil britannique spécialisé dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale, le « Government AI Readiness Index 2024 » classe 181 pays en se basant sur 39 indicateurs répartis sur trois grands piliers : Gouvernement / Secteur technologique / Données & infrastructures. Source : Oxford Insight
Indice du développement des TIC (IUT)
- 2024 : 44,2 (score) ; 31ème rang sur 47 pays d’Afrique
- 2025 : 46,3 (score) ; 30ème rang sur 47 pays d’Afrique
Intitulé « Measuring digital development : The ICT Development Index », le rapport analyse et évalue les progrès accomplis dans le domaine des TIC dans 169 pays et territoires à travers le monde en se basant sur 10 indicateurs, dont le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande mobile, le trafic Internet à large bande mobile (en gigaoctets par abonnement), le prix des données mobiles et des services voix et le taux de possession de téléphones mobiles. Les pays étudiés sont notés sur une échelle allant de 0 à 100 points pour chaque indicateur. Les scores des différents indicateurs ont été ensuite combinés avec le même degré d’importance pour dégager un score global pour chaque pays allant, lui aussi, de 0 (absence totale de connectivité) à 100 points (connectivité optimale). Source : Union internationale des Télécommunications (UIT).
Indice mondial de cybersécurité (Global Cybersecurity Index)
- 2024 : 65,63 (score sur 100) Catégorie Tier 3 ; 1ème rang en Afrique centrale
L’indice est établi à partir de plusieurs critères : mesures légales (cadre juridique et légal) ; mesures techniques (existence d’institutions et de cadres techniques traitant de la cybersécurité) ; mesures organisationnelles (existence d’institutions, de politiques et de stratégies de coordination pour le développement de la cybersécurité au niveau national) ; mesures de renforcement des capacités (existence de programmes de recherche et développement, d’éducation et de formation, de professionnels certifiés et d’organismes du secteur public favorisant le renforcement des capacités) ; Mesures coopératives (existence de partenariats, de cadres de coopération et de réseaux de partage d’informations. Source : Union internationale des Télécommunications (UIT)
PUISSANCE MILITAIRE ET ÉTAT DE PAIX
Classement Global Fire Power (GFP)
- 2025 : 2,0501 (score) ; 93ème rang mondial (sur 145) ; 176ème rang en Afrique (sur 38) / 2ème rang dans la Cemac
Depuis 2006, Global Firepower (GFP) fournit des données concernant 142 puissances militaires modernes. Le classement GFP est basé sur la capacité potentielle de chaque nation à faire la guerre sur terre, sur mer et dans les airs par des moyens conventionnels. Les résultats intègrent des valeurs liées à la main-d’œuvre, à l’équipement, aux ressources naturelles, aux finances et à la géographie. Le GFP se base sur cinquante critères, dont le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense, la flexibilité logistique, etc. Un score parfait (jamais atteint) est égal à 0,000. Source : Global Fire Power
Indice mondial de paix (Global Peace Index (GPI)
- 2025 : 2,683 (Score global) ; 137ème rang sur 163 ; 35ème rang sur 44 pays africains
Produit par l’Institute for Economics and Peace (IEP), un think tank indépendant basé à Sydney, en Australie, le Global Peace Index (GPI) mesure l’état de la paix dans 163 pays du monde, couvrant 99,7 % de la population mondiale. Le GPI s’appuie sur 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs qui mesurent l’état de la paix dans chaque pays à travers trois domaines clés : ampleur du conflit national et international en cours (pacifisme et implication ou non dans des conflits internationaux) ; sûreté et sécurité (taux de criminalité, terrorisme, manifestations violentes,…) ; militarisation (dépenses militaires/PIB, effectifs des forces armées pour 100 000 habitants, volume d’armes conventionnelles importées et exportées…). Pour chacun des indicateurs est accordé un score et plus un pays est pacifique, plus son score est proche de 1. A contrario, plus il est considéré comme violent, plus son score est élevé. Source : Institute for Economics and Peace














