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samedi 5 décembre 2020
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La rumba congolaise bientôt au patrimoine immatériel de l’Unesco ?

L’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco de la rumba congolaise, qui a conquis ses lettres de noblesse sur le continent, est à l’étude. Cette rumba devrait ainsi emboîter le pas à sa « cousine » cubaine qui a obtenu cette reconnaissance en 2016.

Les explications de Henri Ossebi, ambassadeur et délégué permanent du Congo-Brazzaville auprès de l’Unesco, l’un des experts qui pilotent ce projet culturel de grande envergure.

Propos recueillis pour Makanisi par Arthur Malu-Malu.

Makanisi : pourquoi tenez-vous à inscrire la rumba congolaise au patrimoine immatériel de l’Unesco ?

Henri Ossebi : les deux Congo le méritent bien. La rumba cubaine a été inscrite en 2016 sur la liste du patrimoine culturel immatériel. La rumba cubaine et la rumba congolaise s’inter-influencent, même si, aux yeux de certains, leur parenté ne paraît pas évidente. La rumba congolaise constitue le socle de la plupart des musiques urbaines africaines. L’influence de cette musique se retrouve dans l’afro-beat, le rap, le kizomba, la biguine, le zouk, le compas haïtien, le calypso et dans beaucoup d’autres styles ou écritures musicales. Cela ne serait donc que justice, plus de 70 ans après son émergence et vu le chemin parcouru, que ce fait social, cette musique urbaine soit élevée à un rang de visibilité et de légitimité culturelle à travers l’Unesco.

La rumba cubaine et la rumba congolaise s’inter-influencent, même si, aux yeux de certains, leur parenté ne paraît pas évidente.

Quelle est la marche à suivre pour obtenir cette inscription ?

Manu Dibango et Henri Ossebi

H.O. : Comme pour tout dossier de candidature dans une institution multilatérale du système des Nations Unies, il faut déjà que le dossier soit solide et pertinent. Il faut également respecter les procédures. Le dossier est passé au peigne fin par les exigeants experts de l’Unesco. Un comité se réunit pour son examen, à l’issue duquel le requérant peut être convoqué pour le grand oral, si les choses s’annoncent bien. C’est après cette étape qu’est rendu le verdict qui est suivi de l’enregistrement et de la labellisation. Nous ne comptons pas nous limiter aux deux Congo. Nous pensons inclure l’Angola, le Cameroun et la Centrafrique, car la rumba congolaise a également bénéficié de contributions de musiciens venus d’Angola, qui ont introduit l’accordéon dans la musique à Léopoldville. Les instruments à vent, le saxophone, ont bénéficié des apports d’Isaac Musekiwa, un Zimbabwéen qui a joué dans l’OK Jazz.

Manu Dibango est très jeune quand Kallé l’emmène à Kinshasa. Il sort de Bruxelles en 1960 après « Indépendance Cha Cha », il passe deux ans et demi à Kinshasa. Il a notamment introduit le piano dans la rumba congolaise. Tout ce brassage et toute cette effervescence font que la rumba est un produit transversal et que sa candidature mobilise l’intérêt et la contribution des pays voisins qui ont concouru à son essor.

Tout ce brassage et toute cette effervescence font que la rumba est un produit transversal et que sa candidature mobilise l’intérêt et la contribution des pays voisins qui ont concouru à son essor.

Qu’est-ce qui changera fondamentalement après l’inscription de cette rumba au patrimoine immatériel de l’Unesco ?

H.O. : Beaucoup de choses changeront, comme pour la plupart des référentiels qui sont aujourd’hui répertoriés à l’Unesco. D’abord, la visibilité internationale. Ensuite, l’effort que les Etats doivent accomplir en complément pour renforcer, par des politiques publiques volontaristes et des investissements significatifs dans le secteur culturel, la sauvegarde de toutes ces expressions qui font partie, comme on dit, de la création populaire. Enfin, il s’agira, pour les deux Congo, d’assurer la perpétuation de cette tradition de la rumba à travers les écoles, dans l’éducation, la professionnalisation des corps de métiers, la détection, la formation et la promotion des talents, la protection intellectuelle des œuvres, la lutte contre la piraterie, etc.

Un travail d’universalisation du label sera nécessaire pour traduire les partitions

Un travail d’universalisation du label sera nécessaire pour traduire les partitions. La plupart des rumbas sont jouées sans partition, à l’oreille, alors que les talents artistiques sont légion, dans les différents instruments, les instruments à corde, les instruments à vent, les percussions, etc. Si la rumba est considérée comme faisant partie du patrimoine immatériel de l’Unesco, l’Afrique peut avoir des effets collatéraux positifs, en termes de contribution à l’écotourisme, et au PIB. Et en termes d’industries culturelles. Ce n’est pas toujours gratuit. Cependant, le vrai impact ne sera mesurable que sur le long terme.

Cette démarche n’est pas vierge d’arrière-pensées économiques…

H.O. : Bien évidemment ! Aux Etats-Unis, la soul, le jazz, le rap… Bref, toute l’industrie qui a accompagné les écuries Tamla Motown a quelque chose à voir avec la labellisation des musiques noires. Le zouk et le reggae ont connu un rayonnement à l’international, notamment grâce au petit coup de pouce que l’Unesco leur a donné.

Quels experts travaillent sur ce dossier ?

H.O. : Des équipes pays, composées de sachants, ont été réunies par une approche inclusive avec le soutien des bureaux de l’UNESCO à Kinshasa et à Brazzaville. Du côté du Congo-Brazzaville, il y avait le regretté Mfumu, qui nous a quittés il y a quelques semaines ; mais aussi des universitaires, des musicologues, etc. A Kinshasa, le comité scientifique est dirigé par le professeur Yoka Lye Mudaba qui est entouré de plusieurs spécialistes. A Paris, nous avons impliqué Clément Ossinondé, qui a beaucoup écrit sur Joseph Kabasele, le Rock-a-Mambo et les Bantous de la Capitale, groupe qu’il a, du reste, accompagné au festival d’Alger en 1969. Enfin, au sein même de l’UNESCO, nous, ambassadeurs des pays initiateurs épaulés par nos collègues du Groupe Afrique, sommes déterminés à porter ce projet jusqu’à la sentence finale.

La rumba produite aujourd’hui à Kinshasa et à Brazzaville est différente de celle pratiquée à Cuba par ses orchestrations et ses thématiques

En quoi la rumba congolaise se différencie-t-elle de la rumba cubaine ?

H.O. : D’après certains auteurs, la rumba, tel que le terme est utilisé aujourd’hui, serait, à l’origine, la déformation de kumbia, un mot sorti de l’aire culturelle kongo, donc de l’ancien royaume Kongo en Afrique centrale (les deux Congo et l’Angola). Kumbia désignant, dans cette aire culturelle, le nombril, la rumba serait ainsi, par déduction et par appauvrissement linguistique, la danse du nombril. Personnellement, j’ai quelques réserves à émettre par rapport à cette définition historique qui me paraît courte, trop mécaniquement déductive et scientifiquement encore ouverte à débats. Les bateaux transportant les esclaves dans le cadre du commerce triangulaire ne se déplaçaient pas avec, dans leurs cargaisons, des instruments. La chair humaine a été prise pour être utilisée et exploitée sur le lieu de sa destination. Mais sur place, cette chair humaine a voulu reconstruire, d’une certaine manière, son identité culturelle. Elle a ainsi fabriqué sur place des instruments qui devaient accompagner la perpétuation des rites et des traditions pour arriver à survivre dans des conditions extrêmement difficiles. C’est ce travail de perpétuation, de préservation des traditions qui, peu à peu, a provoqué un mélange des cultures locales (indiennes, caribéennes), arabo-espagnoles, et du substrat africain (yoruba, kongo, carabali, etc.).

C’est ce travail de perpétuation, de préservation des traditions qui, peu à peu, a provoqué un mélange des cultures locales (indiennes, caribéennes), arabo-espagnoles, et du substrat africain (yoruba, kongo, carabali, etc.).

Cette hybridation historique a progressivement fécondé des formes d’expression culturelle, à travers les danses, les polyphonies, les mélodies, etc. Le fond culturel cubain y a été ajouté pour donner les sons venus des campagnes cubaines, à travers notamment la rythmique, les mélodies, la guitare, etc. La production discographique des groupes comme le trio Matamoros, Sexteto Habanero et, un peu plus tard, la Sonora Matancera et autres, est revenue en Afrique via les disques 78 tours. Les orchestres des côtes ouest-africaines se sont approprié ces sons qui sont descendus vers le Congo et ont permis aux groupes congolais de la première génération, incarnés par des artistes comme Henri Bowane, Jimmy, Paul Kamba, Adou Elenga, Antoine Wendo, etc. de les adapter, de façon presque instinctive. Le lingala, langue véhiculaire des deux Congo, en a été le vecteur principal de diffusion. Malgré l’impact de ce mimétisme historique, la rumba produite aujourd’hui à Kinshasa et à Brazzaville est différente de celle pratiquée à Cuba par ses figures, ses orchestrations, ses thématiques, etc.

La rumba dispose d’un socle identitaire suffisamment fort 

A quand remontent toutes ces évolutions ?

H.O. : C’était au détour des années 30, jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Nous sommes dans des situations coloniales marquées par un partage territorialisé de l’espace. Il y a, d’un côté, ce qu’on peut appeler la ville blanche, qui appartient aux colonisateurs (Belges, Français, Portugais, etc.) et, de l’autre, la ville noire, composée de tous les quartiers et de toutes les banlieues où se trouvent agglutinés les Noirs en quête d’emploi. Les formes d’écriture musicale qui apparaissent à l’époque, sont des formes métissées qui empruntent aux rythmes latino-américains, aux musiques des Caraïbes (la Jamaïque, Cuba, les Antilles françaises, etc.), tout en ayant un fond culturel propre. La rumba, telle qu’elle est produite et perpétuée chez nous, depuis pratiquement 1940 jusqu’à ce jour, est donc une musique hybride et marquée par des influences extérieures. Mais elle dispose d’un socle identitaire suffisamment fort. Un certain nombre d’artistes comme Manu Dibango, venu du Cameroun, Sam Mangwana, né à Kinshasa, de parents angolais, ont pu facilement s’insérer dans des orchestres locaux à cause ou grâce à cette identité transversale.

L’ADN de la rumba congolaise est-il plus riche que celui de la rumba cubaine ?

H.O. : Tout est relatif. Chaque identité est, je dirais, biologiquement unique. Cependant, ici nous sommes face à des faits de société, à des fécondations et à des emprunts interculturels. Ce dialogue des cultures porté par la musique est porteur d’une historicité particulière. L’ADN de la rumba congolaise a une identité originelle. Les chants venus d’Afrique ont constitué, par exemple, le socle du blues et du jazz. Ce qui a donné naissance au rythm’and blues, au rap, au gospel etc. S’agissant de la rumba, cet ADN s’est métissé, car il s’est enrichi de la contribution rythmique des claves, des cuivres, des cordes et des courbes mélodiques des Cubains. On peut donc considérer que le métissage a enrichi chaque aire culturelle.  

S’agissant de la rumba, cet ADN s’est métissé, car il s’est enrichi de la contribution rythmique des claves, des cuivres, des cordes et des courbes mélodiques des Cubains.

Y a-t-il des passerelles artistiques entre Cuba et les contrées africaines où cette rumba est pratiquée ?

H.O. : Ces passerelles existent. S’agissant des deux Congo, l’empreinte est ancienne. Joseph Kabasele, Jean-Serge Essous, Nino Malapet, Franco Lwambo, Mujos, Pamelo Mounka, José Missamou, en sont ou en ont été des figures emblématiques. Il y a, d’autre part, des rapports organiques entre les productions musicales des orchestres africains et ceux de Cuba. Ailleurs en Afrique, cette influence est également forte. Je pourrais citer des personnalités comme Gnonnas Pedro, Labah Sosseh, et surtout Boncana Maïga, qui a dirigé l’orchestre de la radio ivoirienne. Formé à Cuba, il est l’un de ceux qui ont contribué, dans la foulée de l’African Team, dans les années 70, à la propagation des rythmes afro-cubains dans toute l’Afrique de l’Ouest. Cette influence filtre également à travers des groupes comme Africando, Kekele, etc., au Sénégal avec des groupes comme Baobab, en Guinée avec le Bembeya Jazz…

Bar dancing à Brazzaville. Orchestre de rumba. 2003. Photo @Agnès Rodier.

Il y a des rapports organiques entre les productions musicales des orchestres africains et ceux de Cuba

Quels sont les apports de ces groupes ?

H.O. : Tous ces groupes ont, je dirais, par « contamination » réciproque, consolidé cette relation organique. Leurs styles rendent compte de la relation fusionnelle qui existe depuis des siècles entre les îles des Caraïbes, Cuba en particulier, mais aussi Porto Rico, Saint-Domingue et la Colombie avec Cali, la capitale mondiale de la salsa. Le festival de Cali est un festival de référence. Il y a à New York et à Miami des quartiers qu’on appelle les barrios qui vivent et respirent comme des quartiers africains. La salsa, qui est aujourd’hui la désignation commerciale de ces mouvements, rend compte de l’universalité et du souchage africains. L’orchestre Les Bantous de la Capitale a effectué deux séjours à Cuba où il a été accueilli pratiquement comme un groupe local. L’orchestre Aragon a séjourné deux fois à Brazzaville. Lorsqu’il se produit, le cha-cha-cha, le soul, la guaracha, le merengue sont dansés comme à Cuba, avec de légères différences dans l’écriture et dans les pas de danse. S.O.S Salsa, un groupe de Brazzaville, est constitué de jeunes qui ont fait leurs études à Cuba et qui reproduisent, en espagnol et en lingala, la culture qu’ils ont assimilée à Cuba. Bref, les exemples abondent et la parenté culturelle est attestée.  

La rumba congolaise n’est pas en perte de vitesse

Qui incarne et perpétue cette rumba congolaise qui serait aujourd’hui en perte de vitesse ?

H.O. : Koffi Olomide et Fally Ipupa arrivent à remplir des salles de spectacle mondialement connues comme Bercy en France. Youssoupha, Maître Gims, Ferre Gola, Singuila, Fabregas, Doudou Copa, Innoss B et Roga Roga de temps en temps sont des jeunes aujourd’hui au firmament, qui proposent des déclinaisons nouvelles de la rumba, à partir de sa matrice originelle. La rumba n’est donc pas en perte de vitesse, même si, pour des raisons démographiques et conjoncturelles tout à fait compréhensibles, la vitesse n’est pas la même à Brazzaville et à Kinshasa. La palette de ceux qui incarnent la rumba reste vaste et contrastée. Je ne les cite pas tous pour ne pas faire de jaloux, mais il y a aussi derrière, de nombreux anonymes connus localement qui n’ont accès ni aux grandes firmes de distribution, ni à la médiatisation numérique de leurs produits. Mais ils sont tout aussi importants et incorporés dans la vie quotidienne. Il n’y a aucun événement de la vie quotidienne en Afrique, heureux ou malheureux, qui ne soit accompagné de chants.

Y compris en période de confinement ?

H.O. : En cette période de confinement, la génération qui ne va plus en boîte, qui ne peut plus aller dans les bars, les sapeurs qui ne peuvent plus faire leurs défilés, etc. Tous ceux-là ont cependant une énergie qui alimente, irrigue et inspire les mélodies et les productions des artistes. Ce n’est pas pour rien que Brazzaville et Kinshasa font partie du réseau des « villes créatives » de l’UNESCO. Brazzaville en particulier est une ville de référence sur le plan musical, en tant que siège du Festival panafricain de musique en Afrique (Fespam).

Ce n’est pas pour rien que Brazzaville et Kinshasa font partie du réseau des « villes créatives » de l’UNESCO.

La crise est là, mais à la longue, à travers les industries culturelles, en particulier les industries musicales, des axes de valorisation multilatérale et de diversification de l’économie congolaise peuvent être trouvés. Il s’agit de faire émerger des emplois nouveaux, en améliorant le statut des artistes, de ces jeunes dépourvus d’un statut juridique valorisé, malgré leur talent reconnu. Ces enjeux doivent être intégrés dans toute perspective de développement du pays, comme le souligne d’ailleurs la CEEAC. L’Unesco considère, du reste, que le patrimoine immatériel est l’ensemble des créations anonymes surgies de l’âme populaire, dont il faut assurer la sauvegarde, en impliquant les communautés de base et en tenant compte de la dimension ̏ genre ̋.

L’idée serait d’ouvrir à l’universel quelques petites merveilles culinaires issues de nos terroirs, et de les déguster en valorisant le pagne, sur fond de rumba.

Une fois le cap de la rumba franchie, une inscription de quelques spécialités culinaires des deux Congo serait-elle envisageable ?  

H.O. : Pourquoi pas ? L’Italie a bien inscrit la pizza ; la France sa gastronomie. Ce n’est pas moins « goûteux » que le saka-saka et le poisson salé aux aubergines de chez nous. Il faudrait toutefois que nous disposions des compétences et de l’intelligence nécessaires pour monter des dossiers solides, avec l’appui des pouvoirs publics. L’idée serait d’ouvrir à l’universel quelques petites merveilles culinaires issues de nos terroirs, et de les déguster en valorisant le pagne, sur fond de rumba. Une manière, pour les deux Congo, de continuer à réenchanter l’Afrique et le monde.  

Citer cet article :

La rumba congolaise bientôt au patrimoine immatériel de l’Unesco ?  Entretien avec Henri Ossébi. Propos recueillis par Arthur Malu-Malu. 8 septembre 2020 www.makanisi.org/

Pour reprendre cet article dans une page facebook ou un site internet, se limiter à deux paragraphes maximum puis renvoyer le lecteur à la source : https://www.makanisi.org/la-rumba-congolaise-bientot-au-patrimoine-immateriel-de-lunesco  

 

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