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dimanche 29 novembre 2020
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RDC-Coronavirus. L’usage de plantes médicinales en automédication peut être dangereux

La médecine traditionnelle est loin d’avoir disparu en RDC. Plus qu’un simple recours aux plantes, elle s’accompagne d’une philosophie qui participe de la guérison. Dans le contexte du covid-19, les dangers de l’automédication mettent en évidence la nécessité d’encadrer la vente des médicaments et des plantes médicinales, d’établir des normes, de mener des campagnes de vulgarisation à des fins de sécurité, et d’intensifier la recherche sur une médecine qui a de nombreux atouts.

Docteur en sciences pharmaceutiques de l’Université catholique de Louvain, professeur dans des universités belges et congolaises, Hélène Mavar Manga Sodila* a bien voulu répondre aux questions de Makanisi, sur la médecine traditionnelle en RD Congo.

Propos recueillis par Muriel Devey Malu-Malu

Hélène Mavar Manga Sodila

Makasini : Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 % de la population en Afrique a recours à la médecine traditionnelle pour se soigner. Est-ce le même pourcentage pour la RDC ?

Hélène Mavar : Il n’existe pas de statistiques pour la RDC. Nous utilisons celles de l’OMS, mais il est vrai que la grande majorité de la population congolaise a recours à la médecine traditionnelle (MT). Dans le contexte sanitaire mondial actuel, la proportion de personnes recourant à cette médecine a très certainement augmenté.

Comment définir la médecine traditionnelle ? Et la phytothérapie ?

H.M. : La médecine traditionnelle concerne majoritairement les plantes, mais pas seulement. L’OMS la définit comme une « médecine très ancienne, qui est la somme de toutes les connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, qu’elles soient explicables ou non, qui sont utilisées dans la préservation de la santé, dans la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le traitement de maladies physiques ou mentales ».

La phytothérapie est définie comme une « discipline complexe et très diversifiée, destinée à traiter mais aussi à prévenir certains troubles fonctionnels et/ou certains états pathologiques au moyen de plantes, de parties de plantes ou de préparations à base de plantes ». Elle ne concerne que l’utilisation des plantes en dehors de tout aspect philosophique et spirituel, alors que, en plus de ces deux derniers aspects, la médecine traditionnelle utilise aussi comme matières médicales des minéraux et des animaux.

Le recours à la médecine traditionnelle varie-t-il selon les lieux de vie ?

H.M. : Oui, il y a des différences. Le choix du système de santé est une question de proximité.  En zone rurale, il y a moins de médecins et de structures de santé qu’en milieu urbain. Le choix dépend également des moyens financiers, la médecine dite moderne coûte plus cher que la médecine traditionnelle. Enfin, c’est aussi une question de confiance, justifiée ou non. En milieu rural, les tradipraticiens sont en général connus de réputation. Alors qu’en ville, ce genre d’information est plus facilement dilué ou tronqué. D’autres facteurs influent comme l’espoir d’une guérison. Quand la guérison ne vient pas ou tarde à venir dans un système, beaucoup essaient l’autre. La priorité de ces trois facteurs varie dans l’espace et dans le temps.

Sous quelles formes ces plantes sont-elles utilisées traditionnellement ?  

H.M. : Les plantes sont utilisées principalement sous cinq formes. Toutefois, la décoction, qui consiste à faire bouillir la plante dans de l’eau, prime. La macération des plantes dans de l’alcool ou de l’huile, plus rarement dans l’eau, est une autre forme. On peut également extraire le jus des feuilles grasses. Les cataplasmes à base de feuilles ou de poudre, sèche ou en pâte, sont d’autres usages. En dehors de la voie orale, les voies cutanées, anales et vaginales sont aussi utilisées.

Quel est approximativement le nombre de plantes médicinales connues en RDC ?

H.M. : La pharmacopée traditionnelle congolaise reprend les monographies de 126 plantes réparties dans tout le pays. Mais le nombre de plantes médicinales connues est bien plus important. Beaucoup de plantes sont inconnues parce que non répertoriées. La RDC compte plusieurs climats et sols et différentes cultures médicinales. Pour exemple, un article, paru en 2001, comptabilisait l’utilisation de 644 plantes médicinales par les Bashi du Kivu.

Beaucoup de plantes sont inconnues parce que non répertoriées. La RDC compte plusieurs climats et sols et différentes cultures médicinales.

Dans quelles régions du pays les trouve-t-on essentiellement ?

H.M. : La région de la forêt équatoriale, riche en biodiversité, en contient certainement plus qu’ailleurs. D’autant que l’isolement plus important des populations a permis une meilleure conservation et une meilleure transmission des connaissances traditionnelles. Mais toutes les régions du pays ont des plantes médicinales, parce que les gens se soignent avec ce qui pousse chez eux.

Existe-t-il un répertoire des plantes médicinales ?

H.M. : Pour la RDC, nous avons « La pharmacopée traditionnelle congolaise », paru en 2011. En Afrique, l’ouvrage le plus célèbre est la « pharmacopée sénégalaise traditionnelle, plantes médicinales et toxiques ». Il existe également la « Pharmacopée africaine ».

Quelles sont les plantes les plus utilisées ? Pour quelles maladies ?

Usage d’écorces à des fins médicinales @DR

H.M. : Il est difficile de répondre. Les usages varient d’un endroit à l’autre. Il faut souligner que les plantes les plus populaires au sein de la population ne sont pas nécessairement les plus populaires auprès des tradipraticiens. En général, les populations utilisent beaucoup les écorces, les feuilles de manguiers et de goyaviers ou la citronnelle. Les plantes qui permettent de lutter contre la fièvre, la constipation, la diarrhée et les hémorroïdes sont également très répandues. Les aphrodisiaques sont les plus représentés au marché.

En ce qui concerne les maladies, les terminologies traditionnelles demandent souvent une interprétation, ce qui est moins facile qu’il n’y paraît de premier abord et peut conduire à beaucoup d’erreurs. Il est certain que, ces dernières semaines, le kongo bololo (Morinda morindoïdes) a été l’une des plantes, sinon la plante la plus usitée, alors qu’en médecine traditionnelle, elle n’est pas utilisée pour les maladies respiratoires.

Il est certain que, ces dernières semaines, le kongo bololo (Morinda morindoïdes) a été l’une des plantes, sinon la plante la plus usitée, alors qu’en médecine traditionnelle, elle n’est pas utilisée pour les maladies respiratoires.

Pourquoi des Congolais se sont-ils précipités sur le kongo bololo ?

H.M. : Cette ruée fait suite aux messages qui ont circulé sur Internet. Ce qui a créé l’amalgame. Le kongo bololo est utilisé traditionnellement pour lutter contre la fièvre. Il est efficace contre la malaria, ce qui est démontré aussi par des études scientifiques. Beaucoup ont pensé qu’il pouvait être également employé contre le coronavirus, au même titre que la chloroquine. Ainsi, de nombreux Congolais ont utilisé cette plante, mais sans contrôle, selon des modes de préparation et à des doses diverses qu’on ne connaît pas. En outre, pour augmenter l’action de la plante, certains ont ajouté d’autres ingrédients dont du citron dans leur préparation. En médecine traditionnelle, aucun tradipraticien ne peut recommander un tel mélange et aucune étude n’a montré un effet bénéfique contre les virus. En revanche, des plantes à huile essentielle comme l’eucalyptus, peuvent donner un coup de main en dégageant et en aseptisant les voies respiratoires. Des plantes comme le gombo peuvent aider à améliorer l’immunité.

En médecine traditionnelle, aucun tradipraticien ne peut recommander un tel mélange et aucune étude n’a montré un effet bénéfique contre les virus.

Les tradipraticiens sont-ils répertoriés, organisés et encadrés ?

H.M. : En principe, les tradipraticiens sont répertoriés au ministère de la santé. En 2013, 2631 tradipraticiens étaient enregistrés à Kinshasa. Je n’ai pas les autres statistiques. Les tradipraticiens sont organisés en associations provinciales et fédérales : Union des tradipraticiens du Congo (Utraco), Union nationale des guérisseurs du Congo (UNAGECO), et autres. Ils sont encadrés par le Programme National de la Promotion de la Médecine Traditionnelle et des Plantes Médicinales.

Etal de d produits utilisés en médecine traditionnelle (sel végétal, ngola, argile, noix de muscade, maniguette séchée…). @DR

Outre les tradipraticiens, qui peut vendre des plantes médicinales ? Pharmacies ? Herboristeries ?

H.M. : Les tradipraticiens sont des professionnels de la santé. Ils ne délivrent les plantes médicinales qu’après consultation. Ces plantes ne s’obtiennent pas seulement auprès d’eux. Les populations les cueillent dans la nature, les cultivent ou les achètent au marché. Tout le monde peut vendre des plantes médicinales. On en trouve partout, dans les marchés, au coin des rues, chez des vendeurs ambulants, etc. Pour reprendre le cas du kongo bololo, à Kinshasa, les marchés ont été inondés de cette plante, avec un nombre de vendeurs beaucoup plus important que d’habitude. Il y a beaucoup d’automédication. Comme je l’ai dit plus tôt, les tradipraticiens délivrent après consultation. En pharmacie, on trouve des plantes sous forme de médicaments traditionnellement améliorés (MTA). À ma connaissance, en RDC, il n’y a pas d’herboristerie dans le sens où on l’entend en France.

En pharmacie, on trouve des plantes sous forme de médicaments traditionnellement améliorés (MTA)

Qui fabrique les MTA ?

H.M. : les MTA ne sont pas fabriqués qu’avec des plantes. On peut y ajouter des minéraux. C’est de la médecine traditionnelle transposée dans le monde moderne. Ces MTA sont conçus et fabriqués par plusieurs sociétés en RDC, pour le marché congolais et international. Il y a un médicament qui est en cours de validation aux États-Unis. En RDC, les MTA ne sont pas très connus car les populations sont tournées vers les solutions extérieures, alors qu’en cas de problème de santé, on peut se tourner vers certains médicaments améliorés. J’espère que cette crise sanitaire va susciter plus d’intérêt pour la médecine traditionnelle.

La fabrication et la commercialisation de ces produits font-elles l’objet d’un encadrement et d’une législation ?

H.M. : Oui, la fabrication des MTA et la délivrance des plantes par les guérisseurs sont encadrés. L’encadrement est réalisé par la 6ème division (Promotion des plantes médicinales) de la 3ème direction du ministère de la santé : la direction de la pharmacie, des médicaments et plantes médicinales.

Depuis quand la phytothérapie est-elle enseignée en RDC ?

L’étude des plantes médicinales a toujours fait partie du cursus des pharmaciens. Le cours de « Phytothérapie et Médecine Traditionnelle » est enseignée à la faculté de médecine depuis 1997.

H.M. : L’étude des plantes médicinales a toujours fait partie du cursus des pharmaciens. Le cours de « Phytothérapie et Médecine Traditionnelle » est enseignée à la faculté de médecine depuis 1997. Toutes les universités qui ont une faculté de médecine et ou de pharmacie enseignent la phytothérapie. Butembo abrite un Institut Technique de Phytothérapie (ITP, niveau humanité) et l’Institut Supérieur de Recherche en Médecine Naturelle (ISRMN, niveau graduat).

À quelle discipline est généralement rattaché cet enseignement ?

H.M. : Au niveau national, en 3ème année de doctorat de médecine, il existe un cours intitulé « phytothérapie et médecine traditionnelle ». Dans le cursus des pharmaciens, cet enseignement est rattaché au cours de Pharmacognosie, que je pourrais traduire comme étant la chimie des substances naturelles pour la santé. Ce cours est dispensé sur 3 ans (de la 3ème, à la 5ème année d’études), avec un cours de botanique introductif, en 2ème année. Les enseignants sont formés, pourl’essentiel, en RDC et en Occident, principalement en Belgique.

Y-a-t-il un engouement pour cette discipline parmi les étudiants en pharmacie ?

H.M. : il me semble que oui. Beaucoup d’étudiants ont envie de découvrir ou redécouvrir leur culture et mieux connaître leur environnement. Mais c’est une discipline très complexe qui, pour une bonne compréhension de base, fait appel à d’autres disciplines, telles que la botanique, la chimie organique et analytique, la pharmacologie, l’anthropologie  et la sociologie pour les futurs pharmaciens. Ce qui est moins plaisant. Les futurs médecins sont plutôt dispensés de la partie chimie.

Université de Kisangani (RDC). @MDMM

Sur quels métiers peut déboucher un tel enseignement en RDC ?

H.M. : Cet enseignement est dispensé aux médecins et aux pharmaciens pour qu’ils tiennent compte de cette dimension dans l’exercice de leur métier, la médecine traditionnelle faisant partie du système de santé primaire. Les pharmaciens peuvent se lancer dans la production de MTA ou autres produits de santé.

Cet enseignement est dispensé aux médecins et aux pharmaciens pour qu’ils tiennent compte de cette dimension dans l’exercice de leur métier, la médecine traditionnelle faisant partie du système de santé primaire.

Où en est la recherche scientifique sur les plantes médicinales en RDC ? Qui la chapeaute ?

H.M. : C’est le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique qui coiffe cette recherche. Elle se fait dans toutes les universités qui enseignent la pharmacie et dans certains départements de chimie des facultés des sciences du pays. En dehors des enquêtes ethnobotaniques, la recherche sur les plantes médicinales est très technique et demande beaucoup de matériels plus ou moins sophistiqués. De ce fait, il y a beaucoup de collaborations avec des universités occidentales.

Quelles sont les conditions pour revaloriser la médecine traditionnelle ?

H.M. : La médecine traditionnelle est un ensemble plus vaste que la phytothérapie. Elle a une dimension philosophique et spirituelle qui est liée à une culture précise. Si on ne prend pas en compte cette dimension, on perd beaucoup d’informations cruciales. D’où une mauvaise compréhension y compris de la phytothérapie elle-même, car la médecine traditionnelle utilise un langage et des références codées qui ne sont pas toujours compris, notamment par les Occidentaux.

La médecine traditionnelle est un ensemble plus vaste que la phytothérapie. Elle a une dimension philosophique et spirituelle qui est liée à une culture précise. Si on ne prend pas en compte cette dimension, on perd beaucoup d’informations cruciales.

Pouvez vous nous donner un exemple ?

H.M. : Prenons l’exemple d’un guérisseur traditionnel qui donne un traitement à base de plante à un malade, en lui recommandant de « donner de la sueur à ses ancêtres pour guérir ». En d’autres termes, cela signifie qu’après avoir pris la préparation, le malade doit courir pour transpirer énormément. S’il ne respecte pas tous les fondements de cette médecine, en ne prenant que la plante, il peut en mourir. En effet, dans cet exemple, la plante peut être toxique si le métabolisme ne l’élimine pas via la transpiration. Mais pour cela il faut accepter la philosophie de l’animisme africain.

Etal d’épices et de produits à usage médicinal sur les marchés congolais.

Même en Occident, il y a la phytothérapie de Monsieur et de Madame tout le monde et la phytothérapie des professionnels. Il y a des médicaments à base de plantes, des compléments alimentaires et des produits d’herboristerie, qui présentent des catégories de produits et des niveaux de sécurité différents et donnent des informations différentes. C’est la même chose en médecine traditionnelle. Il existe les remèdes de grand-mère, comme la tisane, ceux des personnes plus ou moins initiées à la médecine traditionnelle, et ceux des professionnels qui fabriquent des médicaments à base de plantes. Chaque remède a des niveaux de sécurité différents.

C’est à ces trois niveaux que la RDC doit prendre des dispositions pour sécuriser l’utilisation des plantes et des médicaments améliorés ?

H.M. : Tout à fait. La grande question qui se pose est l’information en direction des populations et notamment de la jeunesse de plus en plus éloignée de la culture traditionnelle. Il y a beaucoup de travaux qui sont faits en RDC, mais qui restent purement dans le domaine scientifique. Nous n’allons pas vers une vulgarisation de masse, à des fins de sécurité. Or, qu’on le veuille ou non, qu’on y croie ou pas, la population a recours à la médecine traditionnelle. Mais ce travail de vulgarisation demande des études, de la coordination ainsi que beaucoup d’argent et de temps. Toutefois, au niveau local, des personnes ont pris l’initiative de faire des recueils de plantes donnant des informations précises sur les dosages. Reste à créer des unités de dose qui peuvent être reprises à l’échelle nationale.

Il y a beaucoup de travaux qui sont faits en RDC, mais qui restent purement dans le domaine scientifique. Nous n’allons pas vers une vulgarisation de masse, à des fins de sécurité. Or, qu’on le veuille ou pas, qu’on y croit ou pas, la population a recours à la médecine traditionnelle.

Peut-on toutefois utiliser une plante pour ses seules propriétés, sans pour autant faire intervenir le contexte culturel ?

H.M. : Oui, on peut avoir plusieurs niveaux d’usage de la médecine traditionnelle. On peut utiliser une plante juste pour ses bienfaits, sans mettre en avant les données spirituelles de la médecine traditionnelle. Tout en sachant toutefois que, même si on ne croit pas aux recommandations d’un guérisseur qui préconise d’aller cueillir une plante le matin « quand les mauvais esprits s’en vont », les bienfaits d’une plante peuvent dépendre de l’heure de la cueillette, ce qui est démontré scientifiquement.

Quelles leçons peut-on déjà tirer de la crise sanitaire actuelle ?

H.M. : Quelque chose de bon peut ressortir de cette crise, si l’on prend la peine d’analyser ce qui s’est passé et le recours à la médecine traditionnelle. On va découvrir ou redécouvrir  des plantes qui auront une certaine activité. On verra quelles sont les études à faire à grande échelle. Tout dépendra du ministère de la Santé.

* Hélène Mavar Manga Sodila

Pharmacienne de l’Université de Liège (Belgique), docteur en sciences pharmaceutiques de l’Université catholique de Louvain (Belgique), Hélène Mavar Manga Sodila est passionnée par l’usage des plantes et les médecines traditionnelles africaines, dont elle a fait son métier.

Pendant et après sa thèse en sciences pharmaceutiques, option  « chimie des substances naturelles » (Pharmacognosie), elle a travaillé dans l’industrie des cosmétiques et des compléments alimentaires en recherches et développement et sur les questions de réglementation. Depuis quelques années, elle est consultante dans ces deux domaines.

En Belgique, elle est maître d’enseignement à l’Université Libre de Bruxelles (spécialisation en cosmétologie). En RD Congo, elle enseigne « la Pharmacognosie » et « Phytothérapie et Médecine Traditionnelle » à la faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université de Kisangani et les « Compléments alimentaires » à la faculté des Sciences de l’alimentation de l’Université Nouveaux Horizons, à Lubumbashi.

Hélène Mavar est également passionnée par le raphia, son artisanat et son histoire. Et à l’écoute de ce qui se fait pour lutter contre la drépanocytose.

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