La République gabonaise en chiffres. Août 2024

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Libreville. Ministère de l'Économie et des finances. 2022. @MDMM

Située en Afrique centrale, la République gabonaise compte une façade maritime, de quelque 800 km, sur l’océan Atlantique. Elle partage ses frontières terrestres avec la Guinée équatoriale au nord-ouest, le Cameroun au nord et le Congo Brazzaville à l’est et au sud.

Deuxième plus grand pays forestier du bassin du Congo avec 23 millions d’hectares de forêts denses qui couvrent 88 % de son territoire, le Gabon est également riche en hydrocarbures et en minerais (manganèse, fer, or…). Sur le plan écologique, il se démarque des autres pays de la région, par ses politiques exemplaires de protection de l’environnement et de lutte contre le dérèglement climatique.

Évolution politique

Ancienne colonie française, le Gabon a accédé à l’indépendance le 17 août 1960. Son premier président fut Léon Mba, qui restera au pouvoir jusqu’à son décès le 27 novembre 1967. Conformément aux dispositions de la Constitution, son vice-président Albert-Bernard Bongo, qui deviendra El Hadj Omar Bongo Ondimba, est nommé président. Élu et réélu après plusieurs mandats, il décède le 8 juin 2009.

Conformément aux dispositions de la Constitution, l’intérim du pouvoir est assuré par la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé. Celle-ci organise une élection présidentielle anticipée qui se tiendra le 30 août 2009 et sera remportée par Ali Bongo Ondimba, fils d’Omar Bongo, désigné candidat à cette présidentielle par le Parti Démocratique Gabonais (PDG), fondé par son père.

Dans la nuit du 30 août 2023, quatre jours après la présidentielle, un coup d’État militaire mené par le chef de la garde républicaine, le général Brice Oligui Nguema, appelé « coup de libération » par ses acteurs, renverse Ali Bongo, qui briguait un 3ème mandat, mettant fin ainsi à près de 56 ans de pouvoir de la dynastie des Bongo.

Un Comité pour la transition et la restauration des institutions  (CTRI) est alors mis en place. Il annule les résultats des élections générales du 26 août et dissout toutes les institutions de la République. Brice Oligui Nguema est nommé président de la Transition le 4 septembre 2023.

Drapeau de la République gabonaise
  • Nom officiel : République gabonaise
  • Nature du régime : République
  • Superficie : 267 670 km2
  • Accession à l’indépendance : 17 août 1960
  • Fête nationale : 17 août
  • Capitale : Libreville
  • Langues officielles : français et anglais
  • Principales langues nationales : fang, mbédé-téké, myéné, punu, nzébi
  • Sources : ONU, BAD, BM
Données démographiques
  • Population (2023) : 2,4 millions d’habitants
  • Densité de population : 8,9 hab/km2
  • Taux de croissance annuelle de la population : 2,6 %
  • Rapport de masculinité (H pour 100 F) : 103,7
  • Population urbaine : 90,7 % de la population totale
  • Population de 0 à 14 ans : 36 %
  • Population de 15 ans à 64 ans : 60 %
  • Population de 65 ans et plus : 4 %
Adhésion à des organisations internationales
  • ONU : 20 septembre 1960
  • Organisation internationale de la francophonie (OIF) : 1970
  • Organisation de la Coopération islamique (OCI) : 1974
  • Commonwealth : 25 juin 2022
Adhésion à des communautés économiques régionales d’Afrique
  • Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ;
  • Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ;
  • Accord ZLECAF (Zone de libre échange continentale africaine) : 02/07/2019 (date de ratification) ;

SYSTÈME POLITIQUE

Comité pour la transition et la restauration des institutions

Le Comité pour la transition et la restauration des institutions » (CTRI) a annulé les élections générales du 26 août 2023. Toutes les institutions de la République ont été dissoutes.

Charte de la Transition

Une charte de la Transition a été instituée par l’Ordonnance n°0003/PT/2023 du 2 septembre 2023, révisée par la Loi n°0001/2023 du 6 octobre 2023.

La révision de la Charte appartient concurremment au Président de la Transition et aux membres des Bureaux des Chambres du Parlement de la Transition.

Le projet ou la proposition de révision est adopté à la majorité des 4/5ème des membres des Bureaux des Chambres du Parlement de la Transition.

Le Président de la Transition procède à la promulgation de l’acte de révision.

Les membres du CTRI et tous les acteurs ayant participé aux évènements allant du 29 août 2023 à l’investiture du Président de la Transition, bénéficient de l’immunité (article 59 de la Charte de la Transition)

En cas de contrariété entre la Charte de la Transition et la Constitution du 26 mars 1991, les dispositions de la Charte s’appliquent. La Cour Constitutionnelle de la Transition statue en cas de litige.

Organes de la Transition 

Prévus pour engager des réformes dans tous les domaines, ces organes comprennent :

  • le Président de la Transition (articles 35 à 41 de la Loi n°001/2023 du 6 octobre 2023)
  • le Conseil national de la Transition (article 42 de la Loi n°001/2023 du 6 octobre 2023),
  • le Gouvernement de la Transition (articles 42 et 44 de la Loi n°001/2023 du 6 octobre 2023
  • le Parlement de la Transition : organe législatif de la Transition, il comprend deux Chambres : l’Assemblée Nationale de la Transition et le Sénat de la Transition (articles 45 à 52 de la Loi n°001/2023 du 6 octobre 2023)
  • la Cour constitutionnelle de la Transition (articles 53 et 54 de la Loi n°001/2023 du 6 octobre 2023)
  • le Conseil Économique, Social et Environnemental de la Transition (articles 54bis et 54ter de la Loi n°001/2023 du 6 octobre 2023) Source : Ctri.com
Future Constitution

La Constitution gabonaise, adoptée le 26 mars 1991 et plusieurs fois modifiée, la dernière modification datant du 17 avril 2023, est en cours de révision. Lors de l’organisation, du 2 au 30 avril 2024, du Dialogue national inclusif, présidé par l’archevêque de Libreville, Mgr Jean-Patrick Iba-Ba, qui a réuni quelque 600 participants, les contours de la nouvelle Constitution ont été précisées.

Le 8 mai, un Comité constitutionnel national de 21 membres a été nommé par la junte au pouvoir. Il a été chargé de proposer un nouveau Code électoral pour des élections transparentes et crédibles et de rédiger une nouvelle Constitution conforme à l’esprit de la charte de la Transition.

La version finale de la Constitution devrait être adoptée, fin octobre, par la Constituante, après intégration des observations, puis soumise à référendum entre novembre et décembre 2024.

Principaux partis politiques avant le 30 août 2023
  • Parti Démocratique Gabonais (PDG)
  • Union nationale (UN)
  • Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM)
  • Les démocrates (LD)
  • Les Démocrates Libres (LDL)
  • Socio-Démocrate Gabonais (SDG)
  • Indépendant (IND)
  • Rassemblement Héritage et Modernité (RHM)
  • Parti Social Démocrate (PSD)
  • Centre des Libéraux Réformateurs (CLR)
Élections présidentielles (date et score des principaux partis politiques)
  • Prochaine présidentielle : août 2025 selon le chronogramme du CTRI, mais la date du scrutin pourrait être avancée à avril 2025, voire avant. Tout dépend de la finalisation du nouveau code électoral en cours de révision.
  • 26 août 2023 : Bongo Ondimba Ali (PDG) : 64,27% des suffrages ; Albert Ondo Ossa (A23) : 30,77 %
  • 27 août 2016 : Bongo Ondimba Ali (PDG) :49,80 % ; Ping Jean (Front uni de l’opposition pour l’alternance – FUOPA) : 48,23 %
  • 30 août 2009 : Bongo Ondimba Ali (PDG) :41,73 % ; Mba Obamé André (indépendant) : 25,88 % ; Mamboundou Pierre (Union du Peuple Gabonais) : 25,22%
Présidents de la République depuis l’indépendance

Oligui Nguema (Brice) : président de la transition

– 4 septembre 2023 – en fonction

Bongo (Ali Ondimba) 

  • 28 septembre 2016 – 30 août 2023 (PDG).
  • 16 octobre 2009 – 28 septembre 2016 (PDG)

Rogombé (Rosalie) (Présidente du Sénat) : intérim

– 8 juin – 16 octobre 2009

Bongo (Omar) 

  • 25 février 1973 – 8 juin 2009 (6 mandats) ; Parti Démocratique Gabonais (PDG)
  • 27 novembre 1967 – 25 février 1973. (BDG)

Mba (Gabriel Léon) 

12 février 1961- 19 mars 1967 – 27 novembre 1967 (décès) ; Bloc Démocratique Gabonais (BDG)

Carte administrative du Gabon.

ORGANISATION TERRITORIALE ET ADMINISTRATIVE

Le territoire gabonais compte 9 provinces, 48 départements, 52 communes, 26 districts, 164 cantons, 969 regroupements de villages et 2743 villages. Source : Ministère gabonais de l’Intérieur.

Provinces (9) :
  • Estuaire (chef-lieu : Libreville)
  • Haut-Ogooué (chef-lieu : Franceville)
  • Moyen-Ogooué (chef-lieu : Lambaréné)
  • Ngounié (chef-lieu : Mouila)
  • Nyanga (chef-lieu : Tchibanga)
  • Ogooué-Ivindo (chef-lieu : Makokou)
  • Ogooué-Lolo (chef-lieu : Koulamoutou)
  • Ogooué-Maritime (chef-lieu : Port Gentil)
  • Woleu-Ntem (chef-lieu : Oyem)

La province est une unité géographique et administrative subdivisée en départements, et présentant une communauté d’intérêts politiques, économiques et sociaux. Elle est placée sous l’autorité d’un Gouverneur nommé par décret pris en conseil des Ministres.

Le Gouverneur est dans sa Province le représentant du Président de la République et du Gouvernement. Il administre la Province et réside obligatoirement au chef-lieu de la Province.

DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET HUMAIN

Indicateurs sociaux 
  • Espérance de vie à la naissance (années Total/ F/H) : 65,9 /68,4 / 63,4
  • Taux de fécondité (naissances par femme) : 4,1
  • Taux de natalité : 30,91 ‰ (pour mille habitants)
  • Taux de mortalité infantile : 4%
  • Taux de mortalité : 11,11 ‰ (pour mille habitants)
  • Taux brut de scolarisation primaire (f/h par 100 pop) : 136,6 / 140,8
  • Taux d’alphabétisation des 15 ans et + : 85,5 %
  • Taux de pauvreté : 32,4 % (2017).
  • Accès à l’eau potable : 85,3 %
  • Accès à l’électricité : 91,8 %
  • Nombre d’abonnés à la téléphonie mobile pour 100 hab. : 134,3
  • Taux de pénétration à l’internet : 71,7 %
  • Sources : ONU,  BAD. PNUD.
Indice de développement humain (IDH)
  • IDH 2023 :  0,693 ; 123ème rang mondial  (sur 193) ; 8ème rang en Afrique (sur 53)

L’IDH prend en compte le revenu national brut, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de scolarisation des personnes de plus de 15 ans. En 2020, deux nouveaux éléments ont été ajoutés par le PNUD. Le premier prend en compte les volets santé, éducation et niveau de vie. Le second élément concerne les émissions de gaz carbonique et l’empreinte carbone du pays. L’indice compte quatre catégories : les pays ayant un IDH très élevé (IDH égal 0,898), les pays ayant on IDH élevé (0,753), les pays ayant un IDH moyen (0,631) et les pays ayant un faible (0,513). Source : PNUD

MACRO-ÉCONOMIE ET FINANCES

Indicateurs économiques et financiers
  • Devise : Franc CFA BEAC (XAF).
  • PIB nominal en FCFA : 13 118 milliards FCFA (2022) ; 12 447 milliards FCFA (prél. 2023) ; 12 782 milliards FCFA (proj. 2024) ; 12 893 milliards FCFA (proj. 2025)
  • PIB par habitant et par an : 9 308 dollars (2024)
  • Variation du PIB réel : 3% (2022) ; 2,3 % (prel. 2023) ; 2,9 % (proj. 2024) ; 2,7% (proj. 2025)
  • Variation du PIB non pétrolier  : 3,1 % (2022) ; 2,2 % (prel. 2023) ; 3,1 % (proj. 2024) ; 3,3 % (proj. 2025)
  • Dette publique totale en % du PIB : 63,7 % (2022) ; 70,5 % (prél. 2023) ; 73,1% (proj. 2024) ; + 78,9 % (proj. 2025)
  • Dette publique totale en % du PIB hors pétrole : 113,2% (2022) ; 113,0% (prél. 2023) ; 115,5% (proj. 2024) ; 120,0 % (proj. 2025)
  • Dette publique extérieure en % du PIB : 34,5% (2022) ; 34,1% (prél. 2023) ; 30,2% (proj. 2024) ; 26,7% (proj. 2025). Sources : FMI + Autorités gabonaises
Principales productions exportées
  • Hydrocarbures : 11,126 millions de tonnes (2023), 9,6 % du PIB ;
  • Manganèse : 7 millions de tonnes (2023) ;
  • Or : 2 tonnes (2021) ;
  • Bois débité : 1,48 millions de m3 (2023) dont 350 000 m³ expédié vers la Chine. Source : Gabon 2022-2023FMI
Balance des paiements
  • Exportation de biens et de services (% du PIB) : 45,2 % (2022) ; 41,1% (prel. 2023) ; 40,5% (proj. 2024) ; 38,7 % (proj. 2025)
  • Importation de biens et de services (% du PIB) : 27,1% (2022) ; 30,4% (prel. 2023) ; 30,5 % (proj. 2024) ; 30,3 % (proj. 2025). Source : FMI
Commerce extérieur
  • Principales exportations (% des exportations en 2023) : pétrole brut (67 %), manganèse (10%), bois (15%).
  • Principales importations (variation en 2021) : biens d’équipements (-26%) ; énergie (-21%) ; biens de consommations (+ 5%)
  • Partenaires (% des exportations en 2021) : Chine : 33 % 
  • Partenaires (% des importations en 2021) : France (25 %) ; Belgique (12%) ; Chine (11 %). Source : France (Direction générale du Trésor)
Investissement intérieur brut

En % du PIB : 30,0 % (2022) ; 34,2% (prel. 2023) ; 32% (proj. 2024) ; 32,9 % (proj. 2025). Source : FMI

Relations avec le Fonds Monétaire international (FMI)

Signature d’un accord élargi de trois ans au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) 2021-2024, pour un montant de 388,8 millions de DTS (environ 553.2 millions de dollars), pour faire face à la crise de la pandémie de COVID-19 et soutenir la mise en œuvre de la stratégie de relance économique 2021–2023 : 28 juillet 2021. Source : FMI

La 3ème revue de ce programme, qui devait s’achever en 2024, a été suspendue en novembre 2023, en raison des arriérés récurrents de la dette extérieure, des dérapages budgétaires et de la lenteur des progrès des réformes structurelles. Ce qui a eu pour conséquence l’arrêt des financements sur plusieurs projets du gouvernement. Seules deux revues ont été validées et ont permis de décaisser 155,29 millions de dollars (environ 96 milliards de FCFA) pour le Gabon.

Début février 2024, le FMI a effectué sa première mission au Gabon dans le cadre de son article IV, depuis le coup d’État militaire du 30 août 2023. L’objectif était d’évaluer la situation financière et économique actuelle du Gabon.

En mai 2024, une équipe du FMI a effectué, à Libreville, une nouvelle mission de consultation au titre de l’article IV avec le Gabon.

Lire aussi : La république du Gabon en chiffres. Édition 2023 https://www.makanisi.org/la-republique-du-gabon-en-chiffres-edition-2023/

CLIMAT DES AFFAIRES

Doing Business
  • 2020 : 169ème rang mondial (sur 190) ; 40ème rang en Afrique (sur 54) ; 45 (note sur facilité de faire des affaires) ; nombre de réformes : 3

Le rapport Doing Business 2020 analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires à travers le monde. Dix de ces indicateurs sont pris en compte pour attribuer à chaque économie une note sur la facilité de faire des affaires. Source : Banque mondiale

Indice de liberté économique
  • 2024 : 56,9 (score) : 100ème rang mondial sur 184 pays ;  12ème rang sur 47 pays d’Afrique sub-saharienne
  • 2023 : 56,1 (score) : 113ème rang mondial ; 16ème rang sur 47 pays d’Afrique sub-saharienne

Publié par le think tank américain « The Heritage Foundation », l’indice de liberté économique, édition 2023, couvre 184 pays. Il évalue l’étendue et l’efficacité de l’activité gouvernementale dans 12 domaines connus pour avoir un impact significatif sur les niveaux de croissance économique et de prospérité. Il mesure la liberté économique sur la base de 12 facteurs quantitatifs et qualitatifs, regroupés en quatre grandes catégories, ou piliers, de liberté économique : État de droit ; Taille du gouvernement ; Efficacité de la réglementation ; Ouverture des marchés. Chacune des douze libertés est notée sur une échelle de 0 à 100. Le score global d’un pays est obtenu en faisant la moyenne des douze libertés économiques, un poids égal étant accordé à chacune d’entre elles. Source : The Heritage Foundation

Indice d’industrialisation en Afrique (IIA)
  • 2022 : 0,5834 (score global) ; 12ème rang sur 52 pays d’Afrique ; 1er rang dans la CEMAC (6 pays)

Établi par la Banque africaine de développement (BAD), l’IIA est fondé sur un ensemble complet de données disponibles, pertinentes et comparables. Il propose un classement global des pays africains, établi à partir de trois sous-indices : la performance, les déterminants directs et les déterminants indirects. Il donne la toute première vue d’ensemble des progrès industriels réalisés sur le continent, en couvrant 52 des 54 pays africains sur la période 2010–2019. Source : BAD

Attractivité en matière de commerce  (Country Brand Ranking Trade)
  • 2024/25 :    AA (note attractivité) ; 102ème rang mondial ; 16ème rang sur 54 en Afrique
  • 2022/23 :  BBB (note attractivité) ; 97ème rang mondial sur 176 : 13ème rang sur 54 en Afrique

Mis au point par le cabinet espagnol Bloom Consulting, le Country Brand Ranking Trade se base sur 4 indicateurs fondamentaux: les performances économiques sur la base des données historiques de 2015 à 2020, à partir des stratégies de promotion des investissements, l’attractivité numérique du pays par le volume de recherches en ligne pour les facteurs socio-économiques et les activités liées à l’investissement, la stratégie de marque du pays et les performances online qui évaluent la présence en ligne du pays via l’analyse du site web de son agence en charge des investissements et des médias sociaux qui permettent d’avoir une idée claire de la visibilité et de la pénétration de la marque nationale. Les pays sont rangés selon la puissance de leur attractivité de AAA (très puissant) à D (pauvre), selon une échelle comprenant 10 classes. Source : Bloom Consulting

Classement des ports à conteneurs
  • 2023 : Port d’Owendo : 357ème rang mondial sur 405 ports  ;  22ème rang en Afrique sub-saharienne : 3ème rang en Afrique centrale

Publié par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, le rapport « Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI) 2023 », compare les performances de 405 ports à conteneurs dans le monde selon leur efficacité, en mesurant le temps écoulé entre l’arrivée en rade d’un navire et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaisons effectué. Source : Banque mondiale

Transparence dans les Industries Extractives (ITIE

Adhésion en 2007 ; retrait en février 2013 ; réintégration le 21 octobre 2021. La première validation du Gabon en vertu de la Norme ITIE 2019 a commencé le 1 juillet 2024. 

Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)

Le Gabon est devenu membre de l’OPEP en 1975. Après s’être retiré de l’organisation en 1996, il l’a réintégrée en juillet 2016.

Organisation des Producteurs de Pétrole Africains (APPO)

Le Gabon est membre de l’Organisation des Producteurs de Pétrole Africains

Processus de Kimberley

Le Gabon a adhéré au Processus de Kimberley en 2018. Le Centre permanent du Processus de Kimberley (CPPK), section Gabon, a été mis en place en 2018. La Société équatoriale des mines (SEM) a obtenu son premier certificat du processus de Kimberley le 25 mars 2024.

GOUVERNANCE ET DÉMOCRATIE

Indice de Perception de la Corruption (IPC)
  • 2023 : 28 (note) ;136ème rang mondial sur 180 ; 28è rang en Afrique (sur 49 pays)
  • 2022 : 29 (note) ; 136ème rang mondial sur 180 ; 28è rang en Afrique (sur 49 pays)

L’IPC note 180 pays et territoires selon leurs niveaux perçus de corruption dans le secteur public, en s’appuyant sur 13 évaluations d’experts et enquêtes menées auprès de chefs d’entreprises. Cet indice utilise une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu). Source : Transparency International

Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG)
  • 2022 : 48,4 (score) ; 27ème rang sur 54
  • 2020 : 47,7 (score) ; 29ème rang sur 54 ;

Les composantes clés qui constituent les quatre catégories de l’IIAG sont : Sécurité et État de droit, Participation et Droits humains, Développement économique durable et Développement humain. Chacune de ces catégories se décline en sous-catégories sous lesquelles sont regroupés divers indicateurs qui fournissent des mesures quantifiables des dimensions fondamentales de la gouvernance. Source : Fondation Mo Ibrahim

Indice de l’émergence en Afrique
  • 2023 : 50,4 (moyenne) ; 19ème rang sur 54
  • 2021 : 48,2 (moyenne) ; 18ème rang sur 54

Mis au point par le Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines (Giersa), l’index de l’émergence couvre, depuis 2019, cinq dimensions thématiques (politique, économique, développement humain, société, capacités institutionnelles) et retient 25 indicateurs qui fournissent un cadre opératoire permettant de saisir les dynamiques éventuelles (ou non) d’émergence. Source : GIERSA

Indice de démocratie
  • 2023 : 2,18 ; 146ème rang mondial ; 38ème rang en Afrique  sub-saharienne
  • 2022 : 3,40 ; 118ème rang sur 167 ; 28ème rang en Afrique sub-saharienne ; 2ème au sein de la CEEAC

L’indice de démocratie a été créé en 2006 par le groupe de presse britannique The Economist. Il permet d’évaluer le niveau de démocratie de 167 pays dont 166 sont des États souverains et 165 membres de l’Organisation des Nations Unies. Calculé à partir de 60 critères différents, l’indice répartit les pays étudiés en 4 différents types de régime (démocraties : indice entre 8 et 10 ; démocraties imparfaites : indice entre 6 et 8 ; régimes hybrides : indice entre 4 et 6 ; régimes autoritaires : indice inférieur à 4). Source : Economist Intelligence Unit (EIU)

Classement mondial de la liberté de la presse
  • 2024 : 65,83 (score) : 56ème rang sur 180
  • 2023 : 58,12 (score) ; 94ème rang sur 180

Le classement de la Liberté de la presse est établi par Reporters sans frontières (RSF). Le score de chaque pays dépend de cinq indicateurs contextuels, qui permettent d’appréhender la liberté de la presse sur un territoire : contexte politique, cadre légal, contexte économique, contexte socioculturel et sécurité.  Il peut varier de 0 à 100. Un haut degré de liberté de la presse est associé à un score élevé, et inversement.

Henley Passport Index
  • 2024 : 60 destinations accessibles sans visa ; 80ème rang ; 1er rang dans la CEMA
  • 2023 : 59 destinations accessibles sans visa ; 79ème rang ; 1er rang dans la CEMAC

Publié par le cabinet de conseil britannique Henley & Partners, le Henley Passport Index est un classement mondial fondé sur la liberté de circulation des citoyens. En collaboration avec l’Association du transport aérien international (IATA, sigle en anglais), il classe au total 199 passeports dans le monde. Il est mis à jour en temps réel tout au long de l’année, en fonction des modifications de politique de visas de chaque pays. Source : Henley & Partners

INFORMATIQUE / IA / TIC / CYBERSÉCURITÉ

Préparation du gouvernement à l’adoption de l’Intelligence artificielle (Government Artificial Intelligence Readiness)
  • 2023 : 33,09 (score dont 25,12 / 27,67 / 46,47) ; 135ème rang mondial sur 181 ; 17ème rang en Afrique sur 52
  • 2022 : 30,42 (score dont 25,31 / 26,33 / 45,62) ; 127ème rang mondial sur 181 ; 19ème rang en Afrique sur 52

Lancé en 2017 par Oxford Insights, un cabinet de conseil britannique spécialisé dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale, le « Government AI Readiness Index 2022 » classe 181 pays en se basant sur 39 indicateurs répartis sur trois grands piliers : Gouvernement ; Secteur technologique ; Données & infrastructures. Source : Oxford Insights

Indice du développement des TIC (IUT)
  • 2024 : 74,7 (score) ; 10ème rang sur 47 pays d’Afrique ; 1er rang en Afrique central
  • 2023 : 72,9 (score) ; 10ème rang sur 45 pays d’Afrique

Intitulé « Measuring digital development : The ICT Development Index », le rapport analyse et évalue les progrès accomplis dans le domaine des TIC dans 169  pays et territoires à travers le monde en se basant sur 10 indicateurs, dont le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande mobile, le trafic Internet à large bande mobile (en gigaoctets par abonnement), le prix des données mobiles et des services voix et le taux de possession de téléphones mobiles. Les pays étudiés sont notés sur une échelle allant de 0 à 100 points pour chaque indicateur. Les scores des différents indicateurs ont été ensuite combinés avec le même degré d’importance pour dégager un score global pour chaque pays allant, lui aussi, de 0 (absence totale de connectivité) à 100 points (connectivité optimale).  Source : Union internationale des Télécommunications (UIT)

Indice mondial de cybersécurité (Global Cybersecurity Index)

• 2020 : 11,38 (score sur 100) ; 157ème rang sur 182 ; 34ème rang sur 43 en Afrique

L’index est établi à partir de plusieurs critères : mesures légales (cadre juridique et légal) ; mesures techniques (existence d’institutions et de cadres techniques traitant de la cybersécurité) ;  mesures organisationnelles (existence d’institutions, de politiques et de stratégies de coordination pour le développement de la cybersécurité au niveau national) ; mesures de renforcement des capacités (existence de programmes de recherche et développement, d’éducation et de formation, de professionnels certifiés et d’organismes du secteur public favorisant le renforcement des capacités) ; Mesures coopératives (existence de partenariats, de cadres de coopération et de réseaux de partage d’informations. Source : Union internationale des Télécommunications (UIT)

ENVIRONNEMENT

Aires protégées
  • 14 parcs nationaux (3 millions ha, 11 % du territoire gabonais) : parc national d’Akanda, parc national de Birigou, parc national de l’Ivindo, parc national de Loango, parc national de la Lopé, parc national de Mayumba, parc national de Minkebé, parc national des Monts de Cristal, parc national de Moukalaba-Doudou,  parc national de Mwagna, parc national des Plateaux Bateké, parc national de Pongara, parc national de Waka ;
  • 9 parcs marins ;
  • 11 réserves aquatiques ;
Indice de performance environnementale (IPE) – Environmental Performance Index
  • 2024 : 53,1 (score) : 45ème rang mondial (sur 180) ; 1er rang en Afrique subsaharienne
  • 2022 : 49,7 (score) ; 51ème rang mondial (sur 180) ; 5ème rang en Afrique subsaharienne

L’Indice de performance environnemental (IPE) a été conçu par des chercheurs des universités de Yale et de Columbia (États-Unis), en réponse à une demande du Forum Économique Mondial. Il classe 180 pays sur leurs efforts nationaux pour protéger la santé environnementale, améliorer la vitalité des écosystèmes et atténuer le changement climatique. L’indice est basé sur 40 indicateurs de performance, regroupés en 11 catégories, qui se rapportent essentiellement, à la vitalité des écosystèmes, la qualité de l’air, la santé, la biodiversité, la qualité de l’environnement, les ressources en eau, etc. Source : Université de Yale

Indice de résilience climatique (IRC) – Investment Migration Climate Resilience Index

• 2022 : 29,9 points ; 97ème rang mondial ; 11ème rang sur 53 en Afrique

Établi par le cabinet de conseil britannique Henley & Partners, en partenariat avec Deep Knowledge Analytics,l’Indice de résilience climatique, appelé « Investment Migration Climate Resilience Index », permet d’évaluer la résilience de 180 pays face aux changements climatiques, et d’explorer les options d’un programme de migration d’investissement qui offrent une voie vers les droits de résidence ou l’acquisition de la citoyenneté dans des endroits plus résilients face aux changements climatiques, en échange d’un investissement significatif dans l’économie du pays d’accueil. Source : Henley & Partners

Empreinte carbone

Émission de CO2 2020 : 2,3 tonnes par habitant (moyenne monde : 5 t/hab). Source : Banque mondiale

PUISSANCE MILITAIRE ET ÉTAT DE PAIX

Classement Global Fire Power (GFP)
  • 2024 : 2.9517 (score) : 132ème rang mondial sur 145 ; 32ème rang en Afrique sur 38
  • 2023 : 2,9235 (score) ; 131ème rang mondial sur 145 ; 32ème rang en Afrique sur 38

Établi en 2006, le classement du Global Fire power (GFP) porte sur la capacité potentielle de chaque nation à faire la guerre sur terre, sur mer et dans les airs par des moyens conventionnels. Les résultats intègrent des valeurs liées à la main-d’œuvre, à l’équipement, aux ressources naturelles, aux finances et à la géographie. Le GFP se base sur cinquante critères, dont le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense, la flexibilité logistique, etc. Un score parfait (jamais atteint) est égal à 0,000. Source : Global Fire Power.

Indice mondial de paix (Global Peace Index (GPI
  • 2024 : 2,372 (Score global) ; 118ème rang sur 163 ; 23ème rang sur 44 pays africains
  • 2023 : 2,068 (Score global) ; 93ème rang sur 163 ; 18ème rang sur 44 pays africains

Produit par l’Institute for Economics and Peace (IEP), un think tank indépendant basé à Sydney, en Australie, le Global Peace Index (GPI) mesure l’état de la paix dans 163 pays du monde,  représentant 99,7 % de la population mondiale. Le GPI s’appuie sur 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs, provenant de sources fiables. Il mesure l’état de la paix dans trois domaines clés : l’implication d’un pays dans un conflit national et international en cours  (pacifisme et implication ou non dans des conflits internationaux) ; le niveau de la sûreté et de la sécurité (taux de criminalité, terrorisme, manifestations violentes, etc.) ; le degré de militarisation (dépenses militaires/PIB, effectifs des forces armées pour 100 000 habitants, volume d’armes conventionnelles importées et exportées, etc.). À chacun des indicateurs est accordé un score. Plus un pays est pacifique, plus son score est proche de 1. A contrario, plus il est considéré comme violent, plus son score est élevé. Source : Institute for Economics and Peace