La République Démocratique du Congo en chiffres. Janvier 2025

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Le centre financier à Kinshasa, ©MDMM

Plantée au cœur de l’Afrique, à cheval sur l’équateur, la République Démocratique du Congo (RDC), dont les frontières actuelles ont été esquissées lors de la Conférence de Berlin en 1885, est un immense pays de quelque 2,4 millions de km2. Elle représente, à elle seule, le treizième de l’étendue du continent africain et se classe en deuxième position, après l’Algérie, en termes de superficie.

La RDC doit son nom au fleuve Congo, qui forme une interminable boucle de 4700 km de long à l’intérieur de son territoire. Elle ne dispose que d’une ouverture très limitée (près de 40 km) sur la mer, qui correspond à un goulet pris en sandwich entre l’enclave angolaise de Cabinda et le reste de l’Angola.

Ancienne colonie belge, devenue indépendante le 30 juin 1960, la RDC, qui s’est appelée Zaïre de 1971 à 1997, abrite une forêt dense de 145 millions d’hectares, riche en faune, en flore et en essences de bois précieux. Elle dispose également de nombreuses richesses minérales (cuivre, cobalt, lithium, coltan, zinc, or, diamant, etc.) très convoitées. Depuis plus de trois décennies, le pays doit faire face, dans sa partie est, à des groupes armés locaux et étrangers, qui sèment l’insécurité. Parmi eux figure le M23, soutenu par le Rwanda, qui exploite illégalement des ressources minières de la RDC.

Drapeau de la RDC
  • Nom officiel : République démocratique du Congo
  • Superficie : 2 345 410 km2
  • Date de l’indépendance : 30 juin 1960
  • Fête nationale : 30 juin
  • Capitale : Kinshasa (13,743 millions d’habitants)
  • Langue officielle : Français
  • Langues nationales : Lingala, Kikongo, Tshiluba, Swahili
Données démographiques
  • Population : 95 millions d’habitants (2024)
  • Densité de population : 40,5 hab/km2
  • Pourcentage de femmes : 50,6%
  • Pourcentage d’hommes : 49,4%
  • Rapport de masculinité (hommes pour 100 femmes) : 97,9 %
  • Taux de croissance annuelle de la population : 3,1 %
  • Population urbaine : 46 % (2021)
  • Population de 0 à 14 ans : 47,7 %
  • Population de 15 ans à 64 ans : 49,4%
  • Population de 65 ans et + : 2,9%
  • Source : Profil genre pays RDC 2022. Banque mondiale
Membre d’organisations internationales et régionales
  • Organisations internationales :  ONU (depuis le 20 septembre 1960) et ses organismes; Union Africaine (ex-OUA)  depuis le 25 mai 1963 ; Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 1964 ; Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ;
  • Regroupements sous-régionaux africains : CEEAC,  CAE (EAC), COMESA, SADC, CEPGL, ALT, CIRGL, IBN, CEDEAO.
  • Ratification de l’accord ZLECAF (Zone de libre échange continentale africaine) : 22/06/2021

SYSTÈME POLITIQUE

  • Constitution en vigueur : adoptée par référendum les 18 et 19 décembre 2005, promulguée le 18 février 2006 et révisée le 20 janvier 2011.
Institutions politiques

Présidence

Le président de la République, chef de l’État, est élu à la majorité simple des suffrages exprimés, pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Il nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement.

Parlement

Le pouvoir législatif est exercé par un Parlement composé de deux Chambres : l’Assemblée nationale (500 sièges) et le Sénat. Les députés nationaux sont élus au suffrage universel direct et secret, pour un mandat de cinq ans. Ils sont rééligibles. Les sénateurs représentent leur province, mais leur mandat est national. Ils sont élus au second degré par les Assemblées provinciales, pour un mandat de cinq ans. Ils sont rééligibles.

Institutions provinciales

Les institutions provinciales sont l’Assemblée provinciale et le Gouvernement provincial.

Les députés provinciaux sont élus au suffrage universel direct et secret ou cooptés pour un mandat de cinq ans, renouvelable. Le nombre de députés provinciaux cooptés ne peut dépasser le dixième des membres qui composent l’Assemblée provinciale.

Le Gouvernement provincial est composé d’un Gouverneur, d’un Vice-Gouverneur et des ministres provinciaux. Le Gouverneur et le Vice-Gouverneur sont élus pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois par les députés provinciaux au sein ou en dehors de l’Assemblée provinciale. Ils sont investis par ordonnance du Président de la République. Les ministres provinciaux dont le nombre ne peut dépasser dix, sont désignés par le Gouverneur au sein ou en dehors de l’Assemblée provinciale. La composition du Gouvernement provincial tient compte de la représentativité provinciale.

Principaux partis politiques 

La RDC compte 910 partis politiques éligibles aux scrutins de décembre 2023, selon la liste publiée en juin 2023 par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières. Les principaux partis sont  :

  • Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) créée par Etienne Tshisekedi
  • Ensemble pour la République (EPR)de Moise Katumbi
  • Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) de Martin Fayulu
  • Nouvel Élan d’Adolphe Muzito
  • Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) créé par Joseph Kabila.
  • Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba
  • Parti lumumbiste unifié (Palu) fondé par Antoine Gizenga
  • Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) de Modeste Bahati Lukwebo
  • Union pour la nation (UNC) de Vital Kamerhe
  • Leadership et gouvernance pour le développement (LGD) d’Augustin Matata Ponyo Mapon

ÉLECTIONS (date et score)

Élection présidentielle

Présidentielle du 20 décembre 2023 : Résultats : Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (UDPS) : 73,47 % des suffrages exprimés ; Moïse Katumbi (EPR) : 18,08% : Martin Fayulu (ECiDé) : 4,92 % ; Adolphe Muzito (Nouvel Élan) : 1,13%.

Présidentielle du 30 décembre 2018. Résultats : Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (coalition UDPS-UNC) : 38,57 % des suffrages exprimés ; Martin Fayulu (coalition Lamuka) : 34,8 % ; Emmanuel Ramazani Shadary (Coalition FCC) : 23,8 %.

Élections législatives
  • Élections du 20 décembre 2023 : Résultats (10 premiers) : UDPS-Tshisekedi  (9,26 % des voix) ; A/A-UNC (5,03%) ; AFDC-A (4,96%) ; Agissons et bâtissons (4,19%) ; 2A/TDC (3,85%) ; AAAP (3,61%) ; Alliance Bloc 50 (3,04%) ; AACPG (2,96%) ; Ensemble (2,76%) ; MLC (2,62%). Source : CENI
  • Élections du 30 décembre 2018. Résultats : Coalition FCC (PPRD et autres partis) : 341 sièges ; Coalition Lamuka (dont MLC, Palu) : 112 ; Coalition Cap pour le changement (UDPS, UNC) : 47
Présidents de la République depuis l’indépendance
  • Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo : 25 janvier 2019-en fonction
  • Joseph Kabila Kabange : 17 janvier 2001-25 janvier 2019
  • Laurent Désiré Kabila : 17 mai 1997-16 janvier 2001 (assassiné)
  • Joseph Désiré Mobutu : 24 novembre 1965-16 mai 1997(renversé par LD Kabila)
  • Joseph Kasa Vubu : 30 juin 1960-24 novembre 1965 (renversé par Joseph Désiré Mobutu)

Lire aussi : RDC. De Kasa-Vubu à Tshisekedi : cinq présidents, cinq styles. https://www.makanisi.org/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-cinq-presidents-cinq-styles/

ORGANISATION TERRITORIALE ET ADMINISTRATIVE

La RDC compte 26 provinces depuis 2015. Chaque province est dotée d’un gouvernement provincial et d’une assemblée provinciale. Chaque province est divisée en territoires. La RDC compte 145 territoires. La province, la ville, la commune, le secteur et la chefferie sont des entités décentralisées.

Liste alphabétique des 26 provinces : nom (chef-lieu)

Bas-Uele (chef-lieu : Buta) ; Équateur (chef-lieu : Mbandaka) ; Haut-Katanga (chef-lieu : Lubumbashi) ; Haut-Lomami (chef-lieu : Kamina) ; Haut-Uele (chef-lieu : Isiro) ; Ituri (chef-lieu : Bunia) ; Kasaï (chef-lieu : Tshikapika) ; Kasaï Central (chef-lieu : Kananga) ; Kasaï-Oriental (chef-lieu : Mbuji-Mayi) ; Kinshasa (chef-lieu : Kinshasa) ; Kongo Central (chef-lieu : Matadi) ; Kwango (chef-lieu : Kenge) ; Kwilu (chef-lieu : Bandundu) ; Lomami (chef-lieu : Kabinda) ; Lualaba (chef-lieu : Kolwezi) ; Mai-Ndombe (chef-lieu : Inongo) ; Maniema (chef-lieu : Kindu) ; Mongala  (chef-lieu : Lisala) ; Nord-Kivu (chef-lieu : Goma) ; Nord-Ubangi (chef-lieu : Gbadolite) ; Sankuru (chef-lieu : Lusambo) ; Sud-Kivu (chef-lieu : Bukavu) ; Sud-Ubangi (chef-lieu : Gemena) ; Tanganyika (chef-lieu : Kalemie) ; Tshopo (chef-lieu : Kisangani) ; Tshuapa (chef-lieu : Boende)

Carte des 26 provinces de la RDC

DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET HUMAIN

Indicateurs sociaux et accès à des services de base
  • Espérance de vie à la naissance : 56 ans (2021)
  • Taux de fécondité (naissances vivantes par femme) : 6,2
  • Taux de mortalité infantile (– 5 ans) pour 1000 naissances (Total/F/G) : 81 / 75/ 87 (2020)
  • Taux brut de scolarisation primaire (filles/garçons) : 107,6 / 108,4
  • Taux d’alphabétisation des 15 ans et + (total/H/F) : 77 / 88,5 / 66,5
  • Taux d’accès à l’électricité : 21,5% de la population (2024) ;
  • Taux d’accès à l’eau : 35% de la population
  • Nombre d’abonnés à la téléphonie mobile : 57,511 millions ; Taux de pénétration : 60% (2024)
  • Nombre d’utilisateurs d’internet mobile : 29,163 millions  ; Taux de pénétration : 24,4 % (2024).
  • Nombre d’abonnés à la monnaie mobile : 23,191 millions ; Taux de pénétration : 14,52% (2022). Sources : BAD. Banque mondiale. ARPTC
Indice de développement humain (IDH)
  • IDH 2021 : 0,479 ; 179ème rang mondial sur 189 ; 43ème rang  sur 53 pays en Afrique
  • IDH 2022 : 0,481 ; 180ème rang mondial sur 185 ;  43ème rang  sur 54 pays en Afrique

L’IDH prend en compte le revenu national brut, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de scolarisation des personnes de plus de 15 ans. En 2020, deux nouveaux éléments ont été ajoutés. Le premier prend en compte les volets santé, éducation et niveau de vie. Le second concerne les émissions de gaz carbonique et l’empreinte carbone du pays. L’indice compte quatre catégories : les pays ayant un IDH très élevé (IDH égal 0,898), ceux ayant un IDH élevé (0,753), les pays ayant un IDH moyen (0,631) et les pays ayant un faible IDH (0,513). Source : PNUD

MACRO-ÉCONOMIE ET FINANCES

Indicateurs économiques et financiers
  • Devise : Franc congolais (CDF ou Fc)
  • PIB (à prix courants): 66,7 milliards $ (2022) ; 66,912 milliards $ (proj.2023) ; 70,946 milliards $ (proj. 2024) ; 76,157 milliards $ (proj.2025 ) ; 80,875 milliards $ (proj.2026) ; 86,242 milliards $ (proj. 2027) 
  • PIB /habitant : 692,7 dollars (2023) ; 714 dollars (est. 2024)
  • Variation annuelle du PIB réel : 8,4 % (est. 2023) ; 4,7 % (proj. 2024) ; 5,1 % (proj. 2025) ; 4,5% (proj. 2026)
  • Dette publique extérieure (en % du PIB) : 16,4 % (2022) ; 17,3% (proj. 2023) ; 17,9% (proj. 2024) ; 16,4% (proj. 2025).
  • Dette extérieure (stock) en 2022 : 9,989 milliards de dollars (70 % du total de la dette ; 15,2% du PIB), dont multilatérale : 4,889 milliards $ (7,4% du PIB) + Bilatérale : 4,592 milliards $ (7% du PIB) dont Exim Bank of China : 4 milliards $ (6,1% du PIB). Sources : FMI, Banque centrale du Congo (BCC)
  • Service de la dette extérieure du secteur public (en % des recettes publiques) : 7,7 % (est. 2023) ; 6,4% (proj. 2024) ; 7,8% (proj. 2025) ; 8,0 % (proj. 2026) ;
Situation financière de l’administration centrale
  • Recettes et dons (% du PIB) : 14,8 % (est. 2023) ; 15,7% (proj. 2024) ; 14,2% (proj. 2025) ; 42,3 % (proj. 2026) ;
  • Dépenses (% du PIB) : 16,5 % (est. 2023) ; 17,8% (proj. 2024) ; 15,5% (proj. 2025) ; 15,5 % (proj. 2026) ;
  • Solde budgétaire intérieur (% du PIB) : -1,3 % (est. 2023) ; -0,5% (proj. 2024) ; -0,4% (proj. 2025) ; -0,4 % (proj. 2026)
Balance des paiements
  • Exportation de biens et de services (% du PIB) : 44,3 % (est. 2023) ; 43,9% (proj. 2024) ; 43,2% (proj. 2025) ; 42,3 % (proj. 2026) ;
  • Importation de biens et de services (% du PIB) : 50,3% (proj. 2023) ; 48,5 % (proj. 2024) ; 47,8 % (proj. 2025) ; 46,9 % (proj. 2026) ; Source : FMI
Pays clients, pays fournisseurs
  • Destinations (en % d’export) (2021) : Chine (52,4 %), UE (13,7 %), Afrique du Sud (0,7 %), Autres (33,2%)
  • Provenances (en % d’import) (2021) : Chine (15,1%), Afrique du Sud (15%), UE (13,7 %), Autres. Sources : FMI, BCC
Investissement direct étranger

En % du PIB : 7,8 % (2021) ; 5,4 % (proj. 2022) ; 5,2 % (proj. 2023). 4,9% (proj. 2024) ; 4,9 % (proj. 2025). Source : FMI

Relations avec le Fonds monétaire international

Approbation, le 15 janvier 2025, par le Conseil d’administration du FMI, d’un accord de 38 mois, d’un montant de 1 729 millions de dollars (125 % de la quote-part), au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et d’un accord de 38 mois, d’un montant de 1 038 millions de dollars (75 % de la quote-part), au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la RDC.

Le programme appuyé par la FEC vise à préserver la stabilité macroéconomique, à améliorer le climat des affaires, à renforcer la gouvernance et la transparence, ainsi qu’à favoriser une croissance inclusive. Le programme appuyé par la FRD aidera la RDC à renforcer ses capacités d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, tout en consolidant son rôle de « pays solution » dans la transition vers une économie mondiale à faible émission de carbone. Source FMI

Signature, le 15 juillet 2021, d’un accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant équivalent à 1.066 millions de DTS (100% de la quote-part), soit environ 1,52 milliard de dollars. L’accord soutient le programme de réformes à moyen terme des autorités visant à maintenir la stabilité macroéconomique, à accroître la marge de manœuvre budgétaire et à promouvoir une croissance économique durable et menée par le secteur privé. Source : FMI

Principales productions minières
  • Cuivre métal : 1,803 Mt (2021) ; 2,359 Mt (2022) ; 2,842 Mt (2023) ; 2,394 Mt (2024) 
  • Cobalt métal : 93 144 tonnes. (2021) ; 11 309 t. (2022) ; 139 838 t. (2023) ;  
  • Zinc : 13 578,3 tonnes (2022) ; 11 287 t. (2023)
  • Coltan : 1 848,37 tonnes (2021) ; 2 220,59 t. (2022) ; 1 918,50 t. (2023)
  • Diamant (artisanal et industriel) : 12,973 millions de carats (2021) ; 17,742 millions de carats (2022) ; 8,305 millions de carats (2023) 
  • Or brut : 31,421 tonnes. (2021) ; 28,264 t. (2022) ; 34,526 t (2023). Sources : Ministère congolais des mines, BCC

Lire aussi : La RDC, 2ème producteur mondial de cuivre en 2023. https://www.makanisi.org/la-rdc-2eme-producteur-mondial-de-cuivre-en-2023/

CLIMAT DES AFFAIRES

Doing Business

2020 : 36,2 (note : facilité de faire des affaires) ; 3 réformes ; 183ème rang mondial (sur 190) ; 49ème rang en Afrique (sur 54)

Le rapport Doing Business 2020 analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires à travers le monde. Dix de ces indicateurs sont pris en compte pour attribuer à chaque économie une note sur la facilité de faire des affaires. Source : Banque mondiale

Indice de liberté économique
  • 2023 : 47,9 (score) ; 157ème rang mondial ; 40ème rang sur 47 pays d’Afrique sub-saharienne
  • 2024 : 47,6 (score) ; 160ème rang mondial sur 184 pays ;  

Publié par le think tank américain « The Heritage Foundation », l’indice de liberté économique, édition 2022, couvre 184 pays. Il évalue l’étendue et l’efficacité de l’activité gouvernementale dans 12 domaines connus pour avoir un impact significatif sur les niveaux de croissance économique et de prospérité. Il mesure la liberté économique sur la base de 12 facteurs quantitatifs et qualitatifs, regroupés en quatre grandes catégories, ou piliers, de liberté économique : État de droit ; Taille du gouvernement ; Efficacité de la réglementation ; Ouverture des marchés. Chacune des douze libertés est notée sur une échelle de 0 à 100. Le score global d’un pays est obtenu en faisant la moyenne des douze libertés, un poids égal étant accordé à chacune d’entre elles. Source : The Heritage Foundation

Indice d’industrialisation en Afrique (IIA)

2022 : 0,5646 (score global) ; 16ème rang sur 52 pays d’Afrique ;  

Établi par la Banque africaine de développement (BAD), l’IIA est fondé sur un ensemble complet de données disponibles, pertinentes et comparables. Il propose un classement global des pays africains, établi à partir de trois sous-indices : la performance, les déterminants directs et les déterminants indirects. Il donne la toute première vue d’ensemble des progrès industriels réalisés sur le continent, en couvrant 52 des 54 pays africains sur la période 2010–2019. Source : BAD

Classement des ports à conteneurs en Afrique
  • 2024 : Port de Matadi : 386ème rang mondial sur 405 ports  ; 33ème rang sur 40 en Afrique

Publié par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, le rapport « Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI) 2024 », compare les performances de 405 ports à conteneurs dans le monde selon leur efficacité, en mesurant le temps écoulé entre l’arrivée en rade d’un navire et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaisons effectué. Source : Banque mondiale

Attractivité en matière de commerce  (Country Brand Ranking Trade)
  • 2022/23 : B (note attractivité) ; 136ème rang mondial sur 176 : 28ème rang sur 54 en Afrique
  • 2024/25 : B (note attractivité) ; 148ème rang mondial sur 176 : 33ème rang sur 54 en Afrique

Mis au point par le cabinet espagnol Bloom Consulting, le Country Brand Ranking Trade se base sur 4 indicateurs fondamentaux: les performances économiques sur la base des données historiques de 2015 à 2020, à partir des stratégies de promotion des investissements, l’attractivité numérique du pays par le volume de recherches en ligne pour les facteurs socio-économiques et les activités liées à l’investissement, la stratégie de marque du pays et les performances online qui évaluent la présence en ligne du pays via l’analyse du site web de son agence en charge des investissements et des médias sociaux qui permettent d’avoir une idée claire de la visibilité et de la pénétration de la marque nationale. Les pays sont rangés selon la puissance de leur attractivité de AAA (très puissant) à D (pauvre), selon une échelle comprenant 10 classes. Source : Bloom Consulting

Attractivité des juridictions minières
  • 2023 : 42,97 (score) : 77ème rang sur 86 juridictions

L’enquête minière du Think tank canadien Fraser Institute tente d’évaluer les perceptions des dirigeants de sociétés minières sur diverses politiques publiques, optimales et sous-optimales, qui pourraient affecter l’attractivité d’une juridiction à l’investissement minier. Source : Fraser Institute

Processus de Kimberley

La RDC a demandé son adhésion au Processus de Kimberley en avril 2002. Elle a été admise en 2003. Le pays a assuré la vice-présidence du PK en 2010 et la présidence en 2011.

Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)

Le gouvernement de la RDC s’est engagé à mettre en œuvre l’ITIE le 17 mars 2005 et a publié un décret du Premier ministre en novembre 2005 portant création du Comité national de l’ITIE (Groupe multipartite – GMP). Le pays a été accepté en tant que candidat à l’ITIE en février 2008. Après deux validations, la RDC a été déclarée pays conforme en vertu des Règles de l’ITIE, en juillet 2014. Sources : ITIE, Banque mondiale

Lire aussi : RDC. « C’est dans la famille que naissent les inégalités homme-femme ». https://www.makanisi.org/rdc-cest-dans-la-famille-que-naissent-les-inegalites-homme-femme/

GOUVERNANCE ET DÉMOCRATIE

Indice de Perception de la Corruption (IPC) 
  • 2023 : 20 (score) ; 162ème rang mondial sur 180 ; 49ème rang sur 54 en Afrique 

L’IPC note 180 pays et territoires selon leurs niveaux perçus de corruption dans le secteur public, en s’appuyant sur 13 évaluations d’experts et enquêtes menées auprès de chefs d’entreprises. Cet indice utilise une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu). Source : Transparency International

Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG)
  • 2022 : 32,7 (score) ; 49ème rang sur 54
  • 2024 : 32,8 (score) ; 48ème rang sur 54

L’IIAG évalue l’état et les tendances de la gouvernance des 54 États africains, à travers quatre grandes dimensions : Sécurité et état de droit, Participation, Droits et inclusion, Fondements des opportunités économiques; Développement humain. Il présente également une mouture rénovée de l’indice, au travers notamment de trois améliorations significatives : une extension du spectre de la gouvernance, incluant de nouveaux domaines comme l’environnement ou la gestion des inégalités ; des indicateurs renforcés grâce à l’amélioration de la disponibilité des données ; et une nouvelle section entièrement dédiée aux Voix des citoyens africains. Source : Fondation Mo Ibrahim

Indice de démocratie
  • 2022 : 1,48 (score) ; 162ème rang sur 167 
  • 2023 : 1,68 (score) ; 160ème rang sur 167

L’indice de démocratie a été créé en 2006 par le groupe de presse britannique The Economist. Il permet d’évaluer le niveau de démocratie de 167 pays dont 166 sont des États souverains et 165 membres de l’Organisation des Nations Unies. Calculé à partir de 60 critères différents, l’indice répartit les pays étudiés en 4 différents types de régime (démocraties : indice entre 8 et 10 ; démocraties imparfaites : indice entre 6 et 8 ; régimes hybrides : indice entre 4 et 6 ; régimes autoritaires : indice inférieur à 4). Source : Economist Intelligence Unit (EIU)

Index de l’émergence en Afrique
  • 2021 : 33,0 (score) ; 50ème rang sur 54
  • 2023 : 32,8 (score) ; 52ème rang sur 54

Mis au point par le Giersa, l’index de l’émergence couvre, depuis 2019, cinq dimensions thématiques (politique, économique, développement humain, société, capacités institutionnelles) et retient 25 indicateurs qui fournissent un cadre opératoire permettant de saisir les dynamiques éventuelles (ou non) d’émergence. Source : Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines (GIERSA)

Indice de Liberté de la presse
  • 2022 : 47,66 (score) ; 125ème rang sur 180
  • 2023 : 48,55 (score) ; 124ème rang sur 180
  • 2024 : 48,91 (score) ; 123ème rang sur 180

Le score de chaque pays dépend de cinq indicateurs contextuels, qui permettent de comprendre la liberté de la presse sur un territoire dans sa complexité : contexte politique, cadre légal, contexte économique, contexte socioculturel et sécurité.  Il varie de 0 à 100. Un haut degré de liberté de la presse est associé à un score élevé, et inversement. Source : Reporters sans frontière (RSF)

Henley Passport Index
  • 2023 : 45 destinations accessibles sans visa ; 92ème rang sur 104 
  • 2025 : 46 destinations accessibles sans visa ; 180 destinations accessibles avec visa ; 94ème rang mondial sur 109 : 47ème rang sur 54 en Afrique

Publié par le cabinet de conseil britannique Henley & Partners, en collaboration avec l’Association du transport aérien international (IATA, en anglais), le Henley Passport Index est un classement mondial fondé sur la liberté de circulation des citoyens. il compare l’accès sans visa de 199 passeports différents à 227 destinations de voyage.

Le score total pour chaque passeport est égal au nombre de destinations pour lesquelles aucun visa n’est requis (valeur = 1). Il est mis à jour en temps réel tout au long de l’année, en fonction des modifications de politique de visas de chaque pays. Source : Henley & Partners

ENVIRONNEMENT

Aires protégées
  • Surface forestière : 67 % du territoire, soit 145 millions d’hectares de forêts, stockant l’équivalent de 865 milliards de tonnes de CO2.
  • Zones protégées : 13,8 % du territoire (2021)
  • Parcs nationaux : parc national des Virunga ; parc national de la Garamba ; parc national de Kahuzi-Biega ; parc marin des Mangroves ; parc national de la Salonga ; parc national de la Maiko ; parc national d’Upemba et de Kundelungu ; parc national de la Lomami ;
Indice de performance environnementale (IPE)
  • 2022 : 36,9 (score) ; 119ème rang sur 180 ; 20ème rang en Afrique (sur 51 pays)
  • 2024 : 39,5 (score) ; 128ème rang sur 180 ; 19ème rang en Afrique (sur 51 pays)

L’Indice de performance environnement (IPE) a été conçu par des chercheurs des universités de Yale et de Columbia (États-Unis), en réponse à une demande du Forum Économique Mondial. Il vise à comparer les performances environnementales des pays et ainsi à contribuer à l’amélioration de leurs politiques de protection des écosystèmes et de la santé humaine. Depuis 2020, l’IPE classe 180 pays (dont 51 africains) sur la base de 32 indicateurs de performance, regroupés en 11 catégories, qui se rapportent essentiellement à la vitalité des écosystèmes, la qualité de l’air, la santé, la biodiversité, la qualité de l’environnement, les ressources en eau… Source : Université de Yale  

Indice de résilience climatique (IRC)

2022 : 22 (score) : 132ème rang sur 180 ; 39ème rang sur 53 pays d’Afrique

L’indice de résilience climatique est établi à partir de plus de 900 indicateurs, dont des données mesurant le PIB, les facteurs clés de la vulnérabilité climatique ainsi que la capacité des pays à attirer des financements climatiques et à mettre en œuvre des projets d’adaptation. Il existe trois catégories de résilience : résilience élevée (scores de 60 ou plus sur une échelle de 100 points), résilience moyenne (scores de 45 à 59,9) et résilience faible (scores de 44,9 ou moins). Source : Henley & Partners

Empreinte carbone

Émission de CO2 2019 : 2,4 tonnes par habitant (moyenne monde : 5 t/hab). Source : Banque mondiale

INFORMATIQUE / IA /  TIC / CYBERSÉCURITÉ

Préparation du gouvernement à l’adoption de l’Intelligence artificielle (Government Artificial Intelligence Readiness)
  • 2023 : 21.47 (score dont 18,36 / 16,39 / 29,66) ; 185ème rang mondial sur 193 ; 49ème rang sur 52 en Afrique
  • 2024 : 22,10 (score dont 17,96 / 15.99 / 32,34) ; 181ème rang mondial sur 193 

Lancé en 2017 par Oxford Insights, un cabinet de conseil britannique spécialisé dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale, le « Government AI Readiness Index 2022 » classe 181 pays en se basant sur 39 indicateurs répartis sur trois grands piliers : Gouvernement / Secteur technologique / Données & infrastructures. Source : Oxford Insights

Indice du développement des TIC (IUT)
  • 2023 : 29,1 (score) ; 39ème rang sur 45 pays d’Afrique
  • 2024 : 31,0 (score) ; 41ème rang sur 47 pays en Afrique

Intitulé « Measuring digital development : The ICT Development Index », le rapport analyse et évalue les progrès accomplis dans le domaine des TIC dans 169  pays et territoires à travers le monde en se basant sur 10 indicateurs, dont le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande mobile, le trafic Internet à large bande mobile (en gigaoctets par abonnement), le prix des données mobiles et des services voix et le taux de possession de téléphones mobiles. Les pays étudiés sont notés sur une échelle allant de 0 à 100 points pour chaque indicateur. Les scores des différents indicateurs ont été ensuite combinés avec le même degré d’importance pour dégager un score global pour chaque pays allant, lui aussi, de 0 (absence totale de connectivité) à 100 points (connectivité optimale).  Source : Union internationale des Télécommunications (UIT).

Indice mondial de cybersécurité (Global Cybersecurity Index)
  • 2024 : 56,51 (catégorie T3 (55-85) ;

L’index est établi à partir de plusieurs critères : mesures légales (cadre juridique et légal) ; mesures techniques (existence d’institutions et de cadres techniques traitant de la cybersécurité) ; mesures organisationnelles (existence d’institutions, de politiques et de stratégies de coordination pour le développement de la cybersécurité au niveau national) ; mesures de renforcement des capacités (existence de programmes de recherche et développement, d’éducation et de formation, de professionnels certifiés et d’organismes du secteur public favorisant le renforcement des capacités) ; mesures coopératives (existence de partenariats, de cadres de coopération et de réseaux de partage d’informations. Source : UIT (Union internationale des Télécommunications)

PUISSANCE MILITAIRE  ET ÉTAT DE PAIX

Classement Global Fire Power (GFP) 
  • 2023 : 1.3055 (score) ; 72ème rang mondial sur 145 ; 8ème rang en Afrique (sur 38 pays)
  • 2025 : 1.3111 (score) : 66ème rang mondial sur 145 ; 8ème rang en Afrique (sur 38 pays)

Depuis 2006, GlobalFirepower (GFP) fournit des données concernant 142 puissances militaires modernes. Le classement GFP est basé sur la capacité potentielle de chaque nation à faire la guerre sur terre, sur mer et dans les airs par des moyens conventionnels. Les résultats intègrent des valeurs liées à la main-d’œuvre, à l’équipement, aux ressources naturelles, aux finances et à la géographie. Le GFP se base sur cinquante critères, dont le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense, la flexibilité logistique, etc. Un score parfait (jamais atteint) est égal à 0,000. Source : Global Fire Power

Indice mondial de paix (Global Peace Index (GPI)
  • 2023 : 3,214 (Score global) ; 159ème rang sur 163 ; 43ème rang sur 44 pays africains
  • 2024 : 3,264 (score général) ; 158 ème rang sur 163 ; 43ème rang sur 44 pays africains

Produit par l’Institute for Economics and Peace (IEP), un think tank indépendant basé à Sydney, en Australie, le Global Peace Index (GPI) mesure l’état de la paix dans 163 pays du monde,  représentant 99,7 % de la population mondiale. Le GPI s’appuie sur 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs, provenant de sources fiables. Il mesure l’état de la paix dans trois domaines clés : l’implication d’un pays dans un conflit national et international en cours  (pacifisme et implication ou non dans des conflits internationaux) ; le niveau de la sûreté et de la sécurité (taux de criminalité, terrorisme, manifestations violentes, etc.) ; le degré de militarisation (dépenses militaires/PIB, effectifs des forces armées pour 100 000 habitants, volume d’armes conventionnelles importées et exportées, etc.). À chacun des indicateurs est accordé un score. Plus un pays est pacifique, plus son score est proche de 1. A contrario, plus il est considéré comme violent, plus son score est élevé. Source : Institute for Economics and Peace.

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