Située au cœur de l’Afrique, la République centrafricaine bénéficie d’un potentiel naturel important. Elle dispose d’une forêt tropicale couvrant 22,248 millions d’hectares (2023) selon l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale (OFAC). Outre divers services environnementaux, cette forêt fournit du bois, des ressources alimentaires et de l’énergie. Le sous-sol du pays est riche en matières premières minérales : or, uranium, fer, diamant, coltan, etc.
Toutefois, malgré ce potentiel, les divers chocs internes (insécurité, mauvaises conditions climatiques) et externes (covid-19, guerre en Ukraine), qu’a subis le pays, ont pour conséquences de freiner l’essor et la modernisation de l’économie. Les infrastructures de transport, notamment de transport routier, sont insuffisantes et en mauvais état.
L’économie centrafricaine est fragile et peu diversifiée. Elle est fortement dépendante de l’agriculture ainsi que des services informels et de l’exploitation minière artisanale.
Agriculture de subsistance et informel
Selon plusieurs sources, le secteur primaire (agriculture, pêche, élevage) occuperait 70% de la population active (2021) et représenterait environ 40% du Produit intérieur brut (PIB). Il a une faible productivité, dépend fortement de l’agriculture de subsistance et relève en grande partie de l’informel. La contribution du secteur secondaire au PIB serait de l’ordre de 20%. Ce secteur comprend l’industrie agro-alimentaire, l’exploitation minière, en partie artisanale (or et diamant) ainsi que l’exploitation et la première transformation du bois. La part des services (tertiaire) est évaluée à plus de 40% du PIB. Si des certains services publics, du secteur bancaire et des télécoms fonctionnent selon des standards modernes, tel n’est pas le cas de celle des transports routiers ou fluviaux et du commerce qui reste informelle.
Le grand défi de la Centrafrique est de développer un secteur de transformation durable basé sur la valorisation agricole et minière, l’essor de la transformation, avec la promotion d’un tissu de PME/PMI locales et la formalisation des services.
Un taux de pauvreté très élevé
Le taux de pauvreté en RCA est l’un des plus élevés au monde. Selon le rapport de la Banque mondiale sur l’évaluation de la pauvreté en RCA, près de 70 % des Centrafricains (4,2 millions de personnes) vivraient, en effet, en dessous du seuil de pauvreté. La quasi-totalité de la population est considérée comme vulnérable à la pauvreté globale et plus des trois quarts serait vulnérable à la pauvreté monétaire.
Le grand défi de la Centrafrique est de développer un secteur de transformation durable basé sur la valorisation agricole et minière, l’essor de la transformation, avec le renforcement d’u tissu de PME et PMI locales et la formalisation de l’ensemble des services.
DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET HUMAIN
Indicateurs sociaux
- Espérance de vie (2023) : 54,5 ans dont Femmes 56,3 ans et Hommes 51,6 ans
- Nombre d’enfants par femme : 6,4 (2020)
- Taux de fécondité (naissances vivantes par femme) : 6 naissances (2023)
- Taux brut de natalité (2021) : 43,6 ‰
- Taux brut de mortalité (2021) : 20,36 ‰
- Taux de mortalité infantile : 65 ‰
- Taux brut de scolarisation primaire : 112% dont 91,5 (filles) / 120 (garçon)
- Durée de scolarisation (2023) : 5,3 ans pour les garçons, 3,8 ans pour les filles
- Taux de scolarisation secondaire (2020) : 16%
- Taux d’alphabétisation des 15 ans et + (2018) : 37,4 % dont H: 49,4 %; F: 30,4 %
- Accès à l’électricité : 14,3 % (2021)
- Accès aux sources d’eau améliorées : 58,7% (2018-2019)
- Nombre d’abonnés à la téléphonie mobile : 33 pour 100 habitants
- Taux de Pauvreté : 62% dont 49,6% (milieu urbain) et 69,4 (milieu rural). Sources : ICASEES, Banque mondiale
Indice de développement humain (IDH)
IDH 2023/24 : 0,387 ; 191ème rang mondial sur 193
L’IDH prend en compte le revenu national brut, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de scolarisation des personnes de plus de 15 ans. En 2020, deux nouveaux éléments ont été ajoutés. Le premier prend en compte les volets santé, éducation et niveau de vie. Le second élément concerne les émissions de gaz carbonique et l’empreinte carbone du pays. L’indice compte quatre catégories : les pays ayant un IDH très élevé (IDH égal 0,898), les pays ayant on IDH élevé (0,753), les pays ayant un IDH moyen (0,631) et les pays ayant un faible (0,513). Source : PNUD
Pour télécharger le rapport « Évaluation de la pauvreté en république centrafricaine 2023 (octobre 2023) » de la Banque mondiale, cliquer sur le lien suivant :https://reliefweb.int/report/central-african-republic/evaluation-de-la-pauvrete-en-republique-centrafricaine-2023-feuille-de-route-pour-la-reductionde-la-pauvrete-en-republique-centrafricaine-octobre-2023
MACRO-ÉCONOMIE ET FINANCES
Indicateurs économiques et financiers
- Devise : Franc CFA
- PIB nominal en milliards FCFA : 1715 milliards de FCFA (act. 2024) ; 1906 milliards de FCFA (proj. 2025) ; 2068 milliards de FCFA (proj. 2026) ; 2291milliards de FCFA (proj. 2027)
- PIB par habitant : 571 dollars (act. 2024) ; 567 dollars (proj. 2025) ; 599 (proj. 2026) ; 642 (proj. 2027)
- Croissance du PIB à prix constants (variation annuelle en %):1,9 % (act. 2024) ; 3,0% (proj. 2025) ; 3,3 % (proj. 2026) ; 3,6 % (proj. 2027)
- Dette publique totale (en % du PIB) : 60,7% (act. 2024) ; 57,4% (proj. 2025) ; 52,9% (proj. 2026) ; 47,8% (proj. 2027)
- Dette publique extérieure (en % du PIB) : 32,0% (act. 2024) ; 30,2% (proj. 2025) ; 26,4% (proj. 2026) ; 26,0% (proj. 2027) Sources : FMI + autorités centrafricaines
Situation financière de l’administration centrale
- Recettes et dons (% du PIB) : 14,5% (act. 2024) ; 15,7% (proj. 2025) ; 16,7% (proj. 2026) ; 16,4% (proj. 2027)
- Dépenses (% du PIB) : 19,6% (act. 2024) ; 18,1% (proj. 2025) ; 16,7 % (proj. 2026) ; 16,1% (proj. 2027). Sources : FMI + autorités centrafricaines
Commerce extérieur
- Exportation de biens en volume (variation annuelle en %) : 17,3% (act. 2024) ; 9,5 % (proj. 2025) ; 5,8 % (proj. 2026) ; 3 % (proj. 2027)
- Importations de biens en volume (variation annuelle en %) : 6,5 % (act. 2024) ; 9,6 % (proj. 2025) ; 6,3% (proj. 2026) ; 9,5% (proj. 2027) Sources : FMI + autorités centrafricaines
Principales destinations des exportations et des importations des biens
- Exportation des biens en % du total en 2023 : Pakistan 41% ; Émirats arabes unis 30% ; Europe 15% ; Cameroun 5% ; Mexique 2%
- Importation des biens en % du total en 2023 : Cameroun 32 % ; Europe 16 % ; Chine 10 % ; États-Unis d’Amérique 10 % ; Inde 9 % Source : Coface
Relations avec le Fonds monétaire international (FMI)
Approbation par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) d’un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d’une durée de 38 mois et d’un montant de 141,68 millions de DTS (environ 191,4 millions de dollars) en faveur de la République centrafricaine. Ce programme devrait contribuer à répondre aux besoins persistants de financement de la balance des paiements de la RCA, à maintenir les dépenses prioritaires pour les services publics de base dans la santé et l’éducation, et à fournir un cadre qui permettra de poursuivre les principales réformes : 27 avril 2023. Source : FMI.
Pour télécharger le dernier rapport du FMI sur la RCA (n°25/140), daté de juin 2025, cliquer sur le lien suivant https://www.elibrary.imf.org/downloadpdf/view/journals/002/2025/140/002.2025.issue-140-fr.pdf
CLIMAT DES AFFAIRES
Doing Business
2020 : 35,6 (note sur facilité de faire des affaires) ; 1 réforme ; 184ème rang mondial (sur 190) ; 50ème rang en Afrique (sur 54)
Le rapport Doing Business 2020 analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires à travers le monde. Dix de ces indicateurs sont pris en compte pour attribuer à chaque économie une note sur la facilité de faire des affaires. Source : Banque mondiale
Indice de liberté économique
2025 : 42,8 (score) ; 168ème rang mondial : 43ème rang sur 47 Afrique subsaharienne
Publié par le think tank américain « The Heritage Foundation », l’indice de liberté économique, édition 2024, couvre 184 pays. Il évalue l’étendue et l’efficacité de l’activité gouvernementale dans 12 domaines connus pour avoir un impact significatif sur les niveaux de croissance économique et de prospérité. Il mesure la liberté économique sur la base de 12 facteurs quantitatifs et qualitatifs, regroupés en quatre grandes catégories, ou piliers, de liberté économique : État de droit ; Taille du gouvernement ; Efficacité de la réglementation ; Ouverture des marchés. Chacune des douze libertés est notée sur une échelle de 0 à 100. Le score global d’un pays est obtenu en faisant la moyenne de ces douze libertés économiques, un poids égal étant accordé à chacune d’entre elles. Source : The Heritage Foundation
Indice d’industrialisation en Afrique (IIA)
2022 : 0,4018 (score global) ; 48ème rang sur 52 pays d’Afrique ;
Établi par la Banque africaine de développement (BAD), l’IIA est fondé sur un ensemble complet de données disponibles, pertinentes et comparables. Il propose un classement global des pays africains, établi à partir de trois sous-indices : la performance, les déterminants directs et les déterminants indirects. Il donne la toute première vue d’ensemble des progrès industriels réalisés sur le continent, en couvrant 52 des 54 pays africains sur la période 2010–2019. Source : BAD
Attractivité en matière de commerce (Country Brand Ranking Trade)
2024/25 : D (note attractivité) ; 191ème rang mondial sur 176 : 51ème rang sur 54 en Afrique
Mis au point par le cabinet espagnol Bloom Consulting, le Country Brand Ranking Trade se base sur 4 indicateurs fondamentaux: les performances économiques sur la base des données historiques de 2015 à 2020, à partir des stratégies de promotion des investissements, l’attractivité numérique du pays par le volume de recherches en ligne pour les facteurs socio-économiques et les activités liées à l’investissement, la stratégie de marque du pays et les performances online qui évaluent la présence en ligne du pays via l’analyse du site web de son agence en charge des investissements et des médias sociaux qui permettent d’avoir une idée claire de la visibilité et de la pénétration de la marque nationale. Les pays sont rangés selon la puissance de leur attractivité de AAA (très puissant) à D (pauvre), selon une échelle comprenant 10 classes. Source : Bloom Consulting
Processus de Kimberley
La RCA est devenue membre du Processus de Kimberley en 2003. Puis, suite à la guerre civile et à la chute de François Bozizé en mars 2013, elle est suspendue temporairement du Processus de Kimberley (embargo sur les exportations de diamants) en mai 2013 puis totalement en juin 2014. En 2015 et 2016, la suspension du Processus de Kimberley est partiellement levée. Huit sous-préfectures (Mbaïki, Gadzi, Boganangone, Boganda, Berberati, Boda, Carnot et Nola), situées dans le sud-ouest du pays, sont autorisées à commercer le diamant. Le 15 novembre 2024, le processus de Kimberley décide de lever totalement l’embargo sur les exportations de diamants bruts en provenance de la RCA. Source : IPIS
Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)
La République Centrafricaine est devenue « Pays Candidat » ITIE, le 21 novembre 2008 et elle a été déclarée Pays conforme en 2011. Elle a été suspendue en 2013, suite au coup d’État ayant renversé l’ancien président Francois Bozizé, puis le Conseil d’administration de l’ITIE a levé la suspension en octobre 2021. Toutefois, le pays a été suspendu à titre temporaire, car il a obtenu un score trop faible (45 points) pour la mise en eouvre de la norme ITIE 2019. Les progrès qu’il doit accomplir seront ultérieurement évalués lors d’une Validation débutant le 1er janvier 2027. Source : ITIE.
Lire aussi : La République centrafricaine à la veille de la présidentielle 2025. https://www.makanisi.org/la-republique-centrafricaine-a-la-veille-de-la-presidentielle-2025/
ENVIRONNEMENT
Aires protégées
- Surface forestière : 23 millions d’hectares de forêts : 37% du territoire
- Aires protégées : La RCA compte 16 aires protégées recouvrant 11 % du territoire national, soit environ 7 014 500 ha.
Les 5 parcs nationaux (André-Félix, Bamingui-Bangoran, Dzanga-Ndoki, Manovo-Gounda St Floris, Mbarté-Bodingué), le parc présidentiel et les 8 réserves de faune recouvrent, chacun, environ 45 % des aires protégées. Le parc national de Dzanga-Nodki et la réserve de Dzanga-Shanga font partie du Trinational de la Sangha, un accord transfrontalier entre la RCA, le Cameroun et le Congo
Les autres types d’aires protégées (réserve intégrale, réserve spéciale, réserves de biosphère) n’occupent qu’un faible pourcentage de la surface du territoire centrafricain.
Indice de performance environnementale (IPE)
2024 : 39 (score) ; 132ème rang mondial (sur 180)
L’Indice de performance environnement (IPE) a été conçu par des chercheurs des universités de Yale et Columbia (États-Unis), en réponse à une demande du Forum Économique Mondial. Il vise à comparer les performances environnementales des pays et ainsi à contribuer à l’amélioration de leurs politiques de protection des écosystèmes et de la santé humaine. L’IPE classe 180 pays (dont 51 africains) sur la base de 32 indicateurs de performance, regroupés en 11 catégories, qui se rapportent essentiellement à la vitalité des écosystèmes, la qualité de l’air, la santé, la biodiversité, la qualité de l’environnement, les ressources en eau… Source : Université de Yale
Indice de résilience climatique (IRC)
2022 : 19,3 (score) ; 135ème rang sur 180 ; 42ème rang sur 53 pays d’Afrique
L’indice de résilience climatique est établi à partir de plus de 900 indicateurs, dont des données mesurant le PIB, les facteurs clés de la vulnérabilité climatique ainsi que la capacité des pays à attirer des financements climatiques et à mettre en œuvre des projets d’adaptation. Il existe trois catégories de résilience : résilience élevée (scores de 60 ou plus sur une échelle de 100 points), résilience moyenne (scores de 45 à 59,9) et résilience faible (scores de 44,9 ou moins). Source : Henley & Partners
Empreinte carbone
Émission de CO2 en 2020 : 0,01 tonne par habitant (moyenne monde : 5 t/hab). Source : Banque mondiale
INFORMATIQUE / INTELLIGENCE ARTIFICIELLE / TIC / CYBERSÉCURITÉ
Préparation du gouvernement à l’adoption de l’Intelligence artificielle (Government Artificial Intelligence Readiness)
2024 : 20,26 (score dont 12,07 / 14,95 / 28,77) ; 183ème rang mondial sur 181 ; 47ème rang en Afrique sur 48
Lancé en 2017 par Oxford Insights, un cabinet de conseil britannique spécialisé dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale, le « Government AI Readiness Index 2022 » classe 181 pays en se basant sur 39 indicateurs répartis sur trois grands piliers : Gouvernement / Secteur technologique / Données & infrastructures. Source : Oxford Insights
Indice mondial de cybersécurité (Global Cybersecurity Index)
2020 : 3,24 (score sur 100) ;176ème rang mondial sur 182 ; 41ème rang sur 54 en Afrique
L’index est établi à partir de plusieurs critères : mesures légales (cadre juridique et légal) ; mesures techniques (existence d’institutions et de cadres techniques traitant de la cybersécurité) ; mesures organisationnelles (existence d’institutions, de politiques et de stratégies de coordination pour le développement de la cybersécurité au niveau national) ; mesures de renforcement des capacités (existence de programmes de recherche et développement, d’éducation et de formation, de professionnels certifiés et d’organismes du secteur public favorisant le renforcement des capacités) ; Mesures coopératives (existence de partenariats, de cadres de coopération et de réseaux de partage d’informations. Source : UIT (Union internationale des Télécommunications)
PUISSANCE MILITAIRE ET ÉTAT DE PAIX
Classement Global Fire Power (GFP)
2025 : 4.2347 (score) ; 143ème rang mondial sur 145 ; 37ème rang en Afrique
Depuis 2006, GlobalFirepower (GFP) fournit des données concernant 142 puissances militaires modernes. Le classement GFP est basé sur la capacité potentielle de chaque nation à faire la guerre sur terre, sur mer et dans les airs par des moyens conventionnels. Les résultats intègrent des valeurs liées à la main-d’œuvre, à l’équipement, aux ressources naturelles, aux finances et à la géographie. Le GFP se base sur cinquante critères, dont le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense, la flexibilité logistique, etc. Un score parfait (jamais atteint) est égal à 0,000. Source : Global Fire Power
Indice mondial de paix (Global Peace Index (GPI)
2025 : 2.912 (score global) ; 150ème rang sur 163 ; 39ème rang sur 44 pays africains
Produit par l’Institute for Economics and Peace (IEP), un think tank indépendant basé à Sydney, en Australie, le Global Peace Index (GPI) mesure l’état de la paix dans 163 pays du monde, couvrant 99,7 % de la population mondiale. Le GPI s’appuie sur 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs qui mesurent l’état de la paix dans chaque pays à travers trois domaines clés : ampleur du conflit national et international en cours (pacifisme, implication ou non dans des conflits internationaux) ; sûreté et sécurité (taux de criminalité, terrorisme, manifestations violentes…) ; militarisation (dépenses militaires/PIB, effectifs des forces armées pour 100 000 habitants, volume d’armes conventionnelles importées et exportées…). Pour chacun des indicateurs est accordé un score. Plus un pays est pacifique, plus son score est proche de 1. A contrario, plus il est considéré comme violent, plus son score est élevé. Source : Institute for Economics and Peace














