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mardi 30 novembre 2021
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Brazzaville : « un jardin école pour l’amour du bio »

Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche ne pouvait pas être en reste du mouvement « green ». Il affirme même être résolument pour le bio. « Nous allons lancer un projet sur l’agriculture biologique, qui fusionnera toutes les initiatives en cours. Nous aurons l’appui de la Banque mondiale. », insiste Bienvenu Ntsouanva, le directeur général de l’Agriculture.

Sans attendre la sortie officielle du projet, un jardin-école a été inauguré le 8 mars dernier, journée internationale des droits des femmes, pour encourager le maraîchage bio. Un clin d’œil aux « mamans », prépondérantes dans la filière, qui ont été nombreuses à assister à l’événement.

Un jardin-école a été inauguré le 8 mars dernier, journée internationale des droits des femmes, pour encourager le maraîchage bio.

La culture hydroponique privilégiée

Bien qu’encore modeste par sa dimension et ses moyens, ce jardin-école, logé pour l’heure dans l’enceinte du ministère, est à la fois un centre d’expérimentation et d’apprentissage de techniques agricoles alternatives, bio et respectueuses de l’environnement. « Sur le plan technique, nous avons opté pour les cultures hydroponiques, c’est-à-dire hors-sol. Nous démarrons avec la laitue et le haricot vert », explique Sévérin Aya, directeur de la production agricole et de l’agro-météorologie au ministère.

Sur le plan technique, nous avons opté pour les cultures hydroponiques, cʼest-à-dire hors-sol.

La première étape débute par l’installation de la pépinière sous serre. En gros, des bacs posés sur des étagères et remplis de caillasse, de fibres de coco, de fumure organique et de cendre, dans lesquels on met les semences. « Quand les premières feuilles apparaissent, on transplante les plants dans un autre milieu, mais toujours hors-sol. Pour enrichir la terre, on fabrique du purin à base de tithonia et de fougère, qui sont des fertilisants et des insecticides naturels ». Une petite révolution dans le monde du maraîchage. À tous les niveaux. Lors du lancement du jardin pilote, « la plupart des maraîchères voyaient une serre et un semis pour la première fois de leur vie », précise Aya.

Les dangers des pesticides

Outre l’apprentissage de ces nouvelles techniques agricoles, les maraîchers et les chefs de secteurs agricoles départementaux rattachés au ministère de l’Agriculture, sont sensibilisés sur les dangers des pesticides. Une formation qui s’effectue dans le cadre du projet  d’« Appui au renforcement des capacités sur l’identification des Préparations Pesticides Extrêmement Dangereuse et la promotion des alternatives nécessaires », que le ministère va mener conjointement avec la FAO.

Les maraîchers et les chefs de secteurs agricoles départementaux rattachés au ministère de lʼAgriculture sont sensibilisés sur les dangers des pesticides.

La culture hydroponique ne séduit pas seulement les maraîchers.  Au ministère, ces dames ont (presque toutes) installé une pépinière de fortune dans leur concession… Et ne se lassent pas d’admirer les premières pousses de leur laitue bio. Les gentlewomen farmers détrôneront-elles les gentlemen farmers ?

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