La République du Congo (342 000 km2) abrite quelque 6,150 millions d’habitants dont plus de la moitié vit en milieu urbain, en particulier à Brazzaville, la capitale, et à Pointe-Noire, port maritime et centre de l’activité pétrolière et gazière. À un mois de l’élection présidentielle et à l’heure de la diversification économique et de la transition énergétique et numérique, où en est ce pays d’Afrique centrale, qui compte de nombreuses ressources naturelles, dont l’exploitation pourrait être un formidable levier de développement, mais dont les retombées socio-économiques actuelles sont très inégales ?
Focus sur les principaux indicateurs du climat des affaires, de l’environnement, du numérique et de l’informatique
CLIMAT DES AFFAIRES
Doing Business
2020 : 39,5 (note sur facilité de faire des affaires) ; 180ème rang mondial (sur 190) ; 47ème rang en Afrique (sur54 pays)
Le rapport Doing Business 2020 analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires à travers le monde. Dix de ces indicateurs sont pris en compte pour attribuer à chaque économie une note sur la facilité de faire des affaires. Source : Banque mondiale
Lire aussi : La république du Congo, institutions, organisation, gouvernance. 2026 https://www.makanisi.org/la-republique-du-congo-institutions-organisation-et-gouvernance-2026/
Indice de liberté économique
2025: 48,6 (score) ; 153ème rang sur 184 ; 36ème rang sur 47 pays (Afrique sub-saharienne)
Publié par le think tank américain « The Heritage Foundation », l’indice de liberté économique couvre 184 pays. La liberté économique y est définie comme l’absence de toute capacité de coercition ou de contrainte de la part du gouvernement sur la production, la distribution ou la consommation de marchandises et de services au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger et maintenir la liberté des citoyens. Elle est mesurée à travers une multitude d’indicateurs répartis en quatre catégories, divisées en douze sous-catégories : État de droit ; Taille du gouvernement ; Efficacité réglementaire ; Ouverture des marchés. Cinq catégories de pays. Source : The Heritage Foundation
Attractivité en matière de commerce (Country Brand Ranking Trade)
2024/25 : D (note attractivité) ; 155ème rang mondial sur 192 : 37ème rang sur 54 en Afrique
Mis au point par le cabinet espagnol Bloom Consulting, le Country Brand Ranking Trade se base sur 4 indicateurs fondamentaux: les performances économiques sur la base des données historiques de 2015, à partir des stratégies de promotion des investissements, l’attractivité numérique du pays par le volume de recherches en ligne pour les facteurs socio-économiques et les activités liées à l’investissement, la stratégie de marque du pays et les performances online qui évaluent la présence en ligne du pays via l’analyse du site web de son agence en charge des investissements et des médias sociaux qui permettent d’avoir une idée claire de la visibilité et de la pénétration de la marque nationale. Les pays sont rangés selon la puissance de leur attractivité de AAA (très puissant) à D (pauvre), selon une échelle comprenant 10 classes. Source : Bloom Consulting
Indice mondial des risques et de la résilience des investissements – Global Investment Risk and Resilience Index (GIRR)
- 2025 : 51,17 (score total : risque et résilience); 176èmemondial : 20ème sur 49 en Afrique
- Dont Risque : 33,8 (score), catégorie : élevé ; Résilience : 36,09 (score), catégorie : très bas
Mis au point par Henley & Partners et AlphaGeo, l’indice mondial des risques et de la résilience des investissements dresse un classement mondial des 226 pays et territoires en tant que destinations d’investissement. L’indice s’articule autour de deux piliers : le risque et la résilience. Le pilier « risque » mesure, au niveau national, les vulnérabilités susceptibles de nuire à la performance des investissements. Les indicateurs utilisés sont l’inflation, la volatilité de la monnaie, l’instabilité politique, l’État de droit, la qualité des réglementations et les risques climatiques physiques
Le pilier « résilience » évalue la capacité d’un pays à absorber et à s’adapter à des changements radicaux, protégeant ainsi les investissements. Les indicateurs utilisés sont les comptes extérieurs, la marge de manœuvre budgétaire, la complexité économique (niveau de savoir-faire technologique dans la structure de production et d’exportation d’un pays), la formation brute de capital fixe, l’innovation, la qualité de la gouvernance, les progrès sociaux et la résilience au changement climatique. Un score de risque bas est synonyme de stabilité, un score de résilience élevé reflète la capacité d’un pays à rebondir après un choc. Source : Henley & Partners
Classement des ports à conteneurs en Afrique
2024 : Port de Pointe-Noire : -283 (Performance) ; 401ème rang mondial sur 405 ports ; 44ème rang sur 46 en Afrique
Publié par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, le rapport « Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI) 2024 », compare les performances de 405 ports à conteneurs dans le monde selon leur efficacité, en mesurant le temps écoulé entre l’arrivée en rade d’un navire et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaisons effectué. Source : Banque mondiale
Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)
En juin 2004, la République du Congo a officiellement adhéré à l’ITIE. En février 2008, le Congo a été admis comme pays candidat. En février 2013, le Conseil d’administration International de l’ITIE a déclaré la République du Congo conforme à l’ITIE. Le Congo est ainsi devenu « pays membre de l’ITIE ».
Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)
En juin 2018, la République du Congo est devenue le 15ème membre de l’OPEP et le 7ème pays africain à rejoindre l’Organisation.
Organisation des Producteurs de Pétrole africains (APPO)
Le Congo est membre de l’African Petroleum Producers Organisation (APPO), dont il abrite, à Brazzaville, le siège permanent. Le Congo a assuré la présidence de l’APPO en 2025, via son ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua.
Lire aussi : Le Congo en chiffres. 1. Développement humain, macro-économie, finances https://www.makanisi.org/le-congo-en-chiffres-1-developpement-humain-macro-economie-finances/
ENVIRONNEMENT
Aires protégées (20 % du territoire en 2024),
- Législation : Loi n° 34-2012 du 31 octobre 2012 portant création de l’agence congolaise de la faune et des aires protégées ; Loi n° 33-2023 du 17 novembre 2023 portant gestion durable de l’environnement en République du Congo
- Parcs nationaux : Parc National de Nouabalé Ndoki, Parc National d’Odzala Kokoua, Parc National de Conkouati-Douli, Parc National de Tokou-Pikounda, Parc national de l’Ogooué-Lékéti
- Réserves forestières, de biosphère et de faune : Réserve forestière de la Patte d’Oie, Réserve naturelle des gorilles de Lésio Louna, Réserve de la Léfini, Réserve de biosphère de Dimoneka, Réserve communautaire du Lac Télé, Réserve de faune de la Tsoulou, Réserve de faune du Mont Fouari, Réserve de faune de Nyanga Nord
- Réserves marines : Réserve marine communautaire de la baie de Loango, Réserve marine communautaire de Mvassa,
- Domaines de chasse : Domaine de chasse de Nyanga Sud, Domaine de chasse du Mont Mavoumbou
- Sanctuaires de faune : Sanctuaire de Lossi, Sanctuaire de Tchimpounga
Indice de performance environnementale (IPE)
2024 : 41,2 (score) ; 117ème rang mondial (sur 180) ; 15ème rang en Afrique (sur 51 pays)
L’Indice de performance environnementale (IPE) a été conçu par des chercheurs des universités de Yale et Columbia (États-Unis), en réponse à une demande du Forum Économique Mondial. Il vise à comparer les performances environnementales des pays et ainsi à contribuer à l’amélioration de leurs politiques de protection des écosystèmes et de la santé humaine. L’IPE classe 180 pays (dont 51 africains) sur la base de 32 indicateurs de performance, regroupés en 11 catégories, qui se rapportent essentiellement à la vitalité des écosystèmes, la qualité de l’air, la santé, la biodiversité, la qualité de l’environnement, les ressources en eau. Source : Université de Yale
Indice de résilience climatique (IRC) Climate Resilience Index
2021 : 24 (score) ; 125ème rang sur 180 ; 33ème rang sur 53 pays d’Afrique
L’indice de résilience climatique est établi à partir de plus de 900 indicateurs, dont des données mesurant le PIB, les facteurs clés de la vulnérabilité climatique ainsi que la capacité des pays à attirer des financements climatiques et à mettre en œuvre des projets d’adaptation. Il existe trois catégories de résilience : résilience élevée (scores de 60 ou plus sur une échelle de 100 points), résilience moyenne (scores de 45 à 59,9) et résilience faible (scores de 44,9 ou moins). Source : Henley & Partners
Empreinte carbone
Émission de CO2 2023 : 1,2 tonne métrique par habitant (moyenne monde : 5 t/hab). Source : Banque mondiale
INFORMATIQUE / IA / TIC / CYBERSÉCURITÉ
Préparation du gouvernement à l’adoption de l’Intelligence artificielle (Government Artificial Intelligence Readiness)
2024 : 25,12 (score dont 22,40 / 22,71/ 30,24) ; 178ème rang mondial sur 181 ; 39ème rang sur 48 en Afrique subsaharienne
Lancé en 2017 par Oxford Insights, un cabinet de conseil britannique spécialisé dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale, le « Government AI Readiness Index » classe 181 pays en se basant sur 39 indicateurs répartis sur trois grands piliers : Gouvernement / Secteur technologique / Données & infrastructures. Source : Oxford Insights
Indice du potentiel d’investissement en Intelligence Artificielle (AIIPI) AI Investment Potential Index
2025 : 33,38 (score) ; 32ème rang sur 48 pays d’Afrique sub-saharienne
Résultat d’un travail de recherche de l’Agence Française de Développement (AFD), l’Indice du potentiel d’investissement en IA (AIIPI) mesure le potentiel d’investissement dans l’IA, dans 193 pays, à partir de données sur la préparation à l’IA (recherche, connectivité, capacité statistique, et données disponibles, etc.) mais également sur l’inclusion sociale, le capital humain et les conditions macroéconomiques, dont l’environnement économique, la résilience des infrastructures, la confidentialité et la gouvernance des données. Source : AFD
Indice du développement des TIC (IUT)
2025 : 49,6 (score) ; 27ème rang sur 42 pays en Afrique
Intitulé « Measuring digital development : The ICT Development Index », le rapport analyse et évalue les progrès accomplis dans le domaine des TIC dans 169 pays et territoires à travers le monde en se basant sur 10 indicateurs, dont le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande mobile, le trafic Internet à large bande mobile (en gigaoctets par abonnement), le prix des données mobiles et des services voix et le taux de possession de téléphones mobiles. Les pays étudiés sont notés sur une échelle allant de 0 à 100 points pour chaque indicateur. Les scores des différents indicateurs ont été ensuite combinés avec le même degré d’importance pour dégager un score global pour chaque pays allant, lui aussi, de 0 (absence totale de connectivité) à 100 points (connectivité optimale). Source : Union internationale des Télécommunications (UIT).
Indice de développement de l’administration électronique -E-Government Development Index (EGDI)
2024 : 0,339 (valeurs EGDI, moyen) : 166ème rang sur 183
L’IGDI présente l’état du développement de l’e-gouvernement dans les États membres des Nations Unies. Mis au point par les Nations Unies pour évaluer le niveau de développement des services gouvernementaux en ligne dans les pays, cet index mesure la capacité et la préparation des gouvernements à utiliser les TIC pour fournir des services en ligne efficaces et accessibles aux citoyens et aux entreprises. L’EGDI est une mesure composite de trois dimensions de l’administration électronique : la fourniture de services en ligne, la connectivité des télécommunications et les capacités humaines. Source : Nations Unies
Index de cybersécurité (Global Cybersecurity Index)
2024 : 27,61 sur 100 (catégorie Tier 4)
L’index est établi à partir de plusieurs critères : mesures légales (cadre juridique et légal) ; mesures techniques (existence d’institutions et de cadres techniques traitant de la cybersécurité) ; mesures organisationnelles (existence d’institutions, de politiques et de stratégies de coordination pour le développement de la cybersécurité au niveau national) ; capacités de développement (existence de programmes de recherche et développement, d’éducation et de formation, de professionnels certifiés et d’organismes du secteur public favorisant le renforcement des capacités) ; Mesures coopératives (existence de partenariats, de cadres de coopération et de réseaux de partage d’informations. Ces 5 piliers comportent 20 indicateurs et sous-indicateurs. Source : Union internationale des Télécommunications (UIT)














